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Thanatéros, la couv

Alors, oui, elle n'est pas inconnue, elle est déjà passée de-ci de-là, mais elle est tellement réussie qu'elle mérite bien son billet propre, sa mise en avant.

Une création de Danièle Serra qui a accompli un superbe travail. Un visuel exprimant on ne peut mieux l'idée de mort, avec cet (ces) ennemi sans nom, qui court tout le long de ce recueil rassemblant mes deux courts romans, Larmes de sexe et Tranches de mort.

Thanateros couv

Vendredi 13

Prise d'une envie subite, alors que cette saga ne m'avait jamais attirée, j'ai enchaîné les dix déclinaisons de la légende de Jason Voorhees. Première chose, j'étais depuis bien longtemps déjà, persuadée d'avoir vu au moins un ou deux films de la licence. Et bien non, rien, nada, pas un des opus ; pas une des scènes ne m'a rappelé quelque chose. Étrange. Soit, je ne me rappelle de rien de ce que j'ai pu regarder il y a des années, soit je me rappelais de choses que je n'ai pas faites. La première est plus rassurante n'est-ce pas. Revenons-en à nos moutons. L'histoire est centrée sur le personnage de Jason, mort noyé enfant dans le lac de Crystal lake. Deux décennies plus tard, Jason revient pour se venger et zigouille tout ce qui bouge autour de son lac, à commencer par une bande de mono ayant rouvert la colo. Jusqu'au numéro sept de la série, on déroge peu à cette règle, l'action se situe toujours autour du lac, dans les bois, parfois dans des maisons isolées. Au huitième, pour se renouveler peut-être, on change le lieu de l'action en commençant par un bateau qui remonte vers New York puis par New York lui-même, tandis que le dix visite carrément l'espace et le futur.

Si le premier a le mérite de la surprise (même si pas vraiment non plus, vu tout ce qui a été dit et écrit sur ces films) - je ne m'attendais pas par exemple à l'identité du tueur- , ensuite, cela devient répétitif puisque l'histoire ne change jamais : une bande de jeunes (auxquels, on rajoute parfois, un adulte ou l'autre, et parfois un enfant) qui se retrouvent autour de Cristal lake et l'irruption de Jason qui dézingue à tour de bras et de toutes les façons qui se présentent à lui. Jusqu'aux détails qui se répètent en clichés récurrents : un orage, des voitures pourries qui ne démarrent pas, le perso sauvé toujours féminin, des parties de jambes en l'air qui finissent sous l'ire de Jason, quelques nus disséminés, un perso un peu bouffon. A l'exception des numéros quatre, cinq, et six qui présentent un personnage récurrent, les personnages changent à chaque fois. Dans ces trois déclinaisons, Tommy affronte le tueur au masque de hockey, d'abord en tant qu'enfant, ensuite en tant que jeune adulte et malgré le scepticisme des autres et de la police, ça donne une petite nouveauté intéressante. Les opus huit et dix permettent donc de changer d'endroits, mais au fond, et en tout cas, pour le huit, rien ne change. Quant au neuf, il a choisi de la jouer "le monstre doit trouver un membre de sa famille" un peu comme ce fut le cas dans Halloween et dans Les griffes de la nuit, ce qui fait que question originalité, on ne s'y retrouve pas non plus. Le dix, à ce niveau, propose au moins du vrai changement : Jason se retrouve cryogénisé après une lutte avec une scientifique. 455 ans plus tard, on les découvre, on les emmène dans l'espace, on soigne la femme, on examine le cadavre de Jason, qui bien sûr se réveille et entame son boulot de boucher. Si sur le fond, c'est pareil, au moins, on a un peu plus de dépaysement. Donc, une saga assez répétitive, mais qui peut plaire par les massacres perpétrés par Jason. Détail amusant, dans le premier film, Jason change de nom dans la version française et devient Jacky, ce qui peut surprendre tant on est habitué à son patronyme légendaire.

Greta, deux ans plus tard

Il y a deux ans sortait mon premier roman, Greta, aux éditions TRASH. Une période extrêmement exaltante sur laquelle, alors qu'approche la sortie de mon nouvel (double) opus, j'ai envie de revenir. Petite nostalgie. Greta, qui fut d'abord une courte nouvelle, avant de s'allonger pour devenir un court roman, est donc sorti en novembre 2015, juste un an après son écriture. A l'époque, mes publications se comptaient sur les doigts d'une seule main, et au moment de l'acceptation du manuscrit, elles se résumaient à deux, à venir. TRASH a donc fait le pari d'une autrice inconnue, audace dont je suis, on peut s'en douter, toujours aussi reconnaissante. Après quatre ans d'activité, TRASH met la clé sous la porte et Greta est désormais épuisé. Si j'osais, je dirais qu'il est maintenant devenu collector. Au cours de ses deux ans d'exploitation, mon petit roman a engrangé une quinzaine de critiques toutes positives dont je suis bien évidemment très fière.

Extraits :

"C'est un bouquin merveilleux, digne d'un 1984 et sa salle 101. On peut également y voir certains accents d'un Enfer vertical de Brussolo. Cette non-existence rappelle que l'homme peut être un redoutable prédateur envers ses semblables et que cette radicalité engrange des monstres. Et jamais Catherine Robert n'a été aussi proche d'un George Orwell qu'en prouvant que "La liberté, c'est l'esclavage". (Zaroff)

"La superbe illustration de couverture rappelle la série des Ilsa (Ilsa, She Wolf of the SS et ses suites), tout comme le décor choisi, désertique, très Ilsa, Harem Keeper of the Oil Sheiks (1976).
Mais ne nous fions pas aux apparences : Greta n'est pas Ilsa. Le personnage né de l'imagination délirante de Catherine Robert s'avère moins caricatural, moins monolithique et surtout moins unidimensionnel que son illustre ancêtre."
(Blahom)

"Quand j'ai lu le prologue, cela m'a rappelé Antigone d'Anouilh. Au début de la pièce Antigone explique que c'est un drame et que ça va mal finir, elle emploie l'expression "le sale espoir", il ne faut pas attendre de happy-end, et elle aussi, d'une certaine façon, gagne contre son oncle." (Perroccina)

"J’ai beaucoup aimé le ton presque aussi desséché que le monde où évolue Greta. Une unité se dégage qui mène au-delà de l’horreur. Bravo pour cette constance, ces paliers morbides que l’on doit franchir en même temps que l’héroïne. On fait corps avec elle et c’est très fort." (Françoise Grenier Droesch)

"Catherine a un talent pour brosser la psychologie de ses personnages. Dans ses récits, il est toujours facile de comprendre leur ressenti, leurs motivations, et là réside le point fort de ce roman. Car au-delà des horreurs que Greta vit (et elle en vit, il n'y a pas mensonge sur la marchandise), c'est le fait de les vivre avec elle, de l'accompagner psychologiquement dans tout le processus de déshumanisation et d'aliénation qui heurte et qui donne toute son ampleur à la violence du récit." (Amaranth)

"Bref, une sublime métaphore, nihiliste à souhait, de notre monde miné par le darwinisme social. Le tout sans avoir l'air d'y toucher. Chapeau bas." (David Coulon)

"Alors oui : il y a des moments dans ce livre qui choquent, qui font mal, qui dégoûtent. Mais demandez-vous pourquoi ça vous touche autant. Peut-être tout simplement parce que nous sommes tous des Greta mais refusons de l'admettre." (Raven)

"Tout au long de ma lecture, j'ai beaucoup pensé à 1984, de George Orwell. La geôlière devient prisonnière, et tous les sévices subis ont pour but de faire entrer dans le crâne de Greta qu'elle n'est rien, qu'elle ne vaut rien, que sa vie n'a aucune importance. On est avec elle du début à la fin, et on ne lui en veut pour rien : elle tente seulement de survivre." (Naëlle)

"Même si cela fait partiellement partie des règles du genre, on ne peut qu’être impressionné par le systématisme avec lequel Catherine s’acharne sur son personnage pour l’anéantir tant physiquement que psychologiquement. Un acharnement sadien, serait-on tenté de dire. Une riche élite qui se divertit du spectacle de la progressive déchéance morale de pauvres personnes, un grand lieu clos d’où on ne sait pas s’échapper, où les règles de la société « normale » n’ont plus cours, lieu entièrement régi par des règles arbitraires édictées par les plus forts, humiliations, tortures et sévices sexuels à gogo, (…) Toute proportion gardée, on sent des effluves des 120 Journées de Sodome." (Sandy Foulon)

"Ouaaaaaahhhh... J'ai commencé, curieux, et un peu dubitatif aussi, m'attendant déjà à l'accumulation de sévices bas du front sans scénario commune aux films de nazisploitation dont Greta se revendique. J'ai pas lâché le bouquin avant d'avoir fini, deux heures plus tard. C'est très dur (très très dur, et c'est pas une question de gore ou d'horreur graphique, c'est dans ce que ça raconte que ça se passe), très violent, mystérieux et fascinant." (Corvis)

"Il ne s’agit pas du Trash le plus gore que je connaisse et c’est pour moi une surprise bien venue. Non pas que je n’aime pas le gore, mais j’aime être surpris. Et ici on joue plus sur l’horreur psychologique que visuelle, bien que cette dernière ne soit pas en reste, loin de là. Mais le plus impactant pour moi a bien été tout ce travail sur la psychologie du personnage et ses craintes plus que justifiées sur ce qui l’attendra le jour suivant. C’est d’autant plus prenant que cet aspect est particulièrement réussi. On se sent à la place du personnage, on subit avec elle les épreuves (...) Mais c’est finalement bien plus qu’un simple texte gore ou malsain. C’est aussi un texte qui dérange parce qu’on se demande à chaque page « et moi, j’aurais fait quoi à sa place ? ». Et la réponse est rarement engageante." (Murphy)

Les critiques complètes, plus quelques autres sont toujours disponible dans cette catégorie du blog.

Greta est maintenant derrière moi, d'autres bonheurs éditoriaux m'attendent, mais Greta restera toujours au fond de moi, à une place de choix.

Et maintenant ? Et bien, comme certains le savent, Thanatéros approche. Plus que trois mois à attendre (mars 2018). J'aurai l'occasion de revenir dessus, peut-être même en profiterai-je pour reparler de Greta.

Alien : Convenant

Cet opus prend suite dix ans après Prometheus. L'USCSS Covenant vogue vers Origae-6, planète aux conditions idéales pour une colonisation. A son bord, cryogénisés quinze membres d'équipage, 2000 colons, et 1140 embryons. Seul Walter, l'androïde, n'est pas en hibernation et s'occupe de l'intendance du vaisseau. Une éruption stellaire non détectée provoque de lourds dégâts et réveille l'équipage, tout en tuant le capitaine et quelques colons. Après les réparations, le Covenant perçoit un étrange signal venu d'une planète proche. Peu désireux de se rendormir, l'équipage décide d'aller à la source malgré l'opposition de Daniels, la veuve du capitaine Branson. Après un atterrissage houleux, ils découvrent des conditions de vie optimales, meilleures que celles estimées sur Origae-6. Le docteur Oram et Ledward partent de leur côté pour prélever des échantillons biologiques, mais Ledward est infecté par un spore invisible et tombe malade, tandis que le reste du groupe, lui fait route vers le point d'émission du signal et qu'un des hommes est également infecté. Le docteur Oram, affolée par l'état de son équipier, le ramène au vaisseau. Bientôt, une créature, le néomorphe, s'extirpe du corps du blessé et s'attaque au docteur, que Faris, la pilote, terrorisée, a enfermée avec le monstre. Dans la panique, Faris tire sur des explosifs, tout est détruit. De leur côté, l'autre groupe continue d'avancer et une deuxième créature éclôt pour attaquer aussitôt la patrouille. Walter sacrifie sa main pour sauver Daniels, et l'arrivée de David, l'androïde, unique rescapé du Prometheus, fait fuir les deux monstres. Après avoir tenté de rejoindre la navette, et l'avoir vue exploser, les hommes accompagnent David vers son refuge, une immense bâtisse, tout autant qu'une gigantesque nécropole où toute vie a été éradiquée dans des souffrances effroyables. L'horreur pour les explorateurs est loin d'être terminée.

Suite de Prometheus, qui peut néanmoins être regardée à part, Covenant se rapproche un peu plus du modèle de la tétralogie d'origine. Les questionnements existensiels assez lourds du premier opus restent néanmoins présents mais mieux équilibrés. Un progrès donc. Et le rôle de David, l'androïde qui se rève créateur est intéressant. Le film, comme tous ses prédécesseurs, propose aussi un personnage féminin fort, héros central de l'intrigue, mais qui n'a pas le charisme de Sigourney Weaver. On ne peut cependant pas dire qu'on retrouve l'univers des quatre premiers opus, malgré les créatures. Il manque la tension générée à l'époque, peut-être par le choix de ses lieux clos (respectivement, un vaisseau dans l'espace, une base fermée sur elle-même, une prison tout aussi hermétique, et à nouveau un vaisseau). Ici, la tension n'est pas énorme, aucun sursaut de surprise à une attaque. Je dirais que le film est plus proche de l'aventure que de l'horreur de science-fiction. Cela-dit, j'ai aimé malgré tout, en voyant cela comme une autre approche du mythe.

Genèse de "Tranches de mort"

Ce roman, figurant en seconde position dans le recueil, porte donc le titre de... Tranches de mort. Début 2015, peu après avoir accepté Greta dans sa maison d'édition, la bien nommée TRASH, Schweinhund m'a affirmé déceler une signature commune dans mes textes durs : des femmes soumises à la brutalité masculine, des univers clos ou carcéraux. Greta, Romane, Anita, Samantha lui apparaissaient comme autant de variations sur le thème d’un seul et même destin atroce. Il m'a donc suggéré un axe de travail : reprendre la nouvelle Péché de chair (parue dans Ténèbres 2015) et tenter de la fusionner avec la novella Yin et yang (inédit) afin de développer une seule histoire. Ceux qui me connaissent le savent, ma réaction à une telle proposition ne pouvait être que... « Impossible ! Je suis incapable d'un travail pareil ». 

Mais, de un, mon éditeur n'a pas abandonné son idée (et heureusement), et de deux, cette idée, elle a travaillé en arrière-fond dans mon esprit, sans se résoudre à disparaître. Et si lui y croyait, je n'avais pas de raison de ne pas y croire un minimum moi aussi, surtout que je n'ai jamais eu à regretter de lui faire confiance. J'ai fini par me décider à tenter le coup. À ce moment-là, trois nouvelles devaient me servir de base. Mais hélas, pour cette première tentative, je ne suis arrivée à rien, mon angle d'attaque touchait trop à ce que je ne sais pas faire : la réécriture. Le projet s'est retrouvé en sommeil quelques semaines.

Et puis, je m'y suis attelée à nouveau en abordant l'affaire d'une autre façon. J'ai d'abord écrit une courte histoire, un récit qui clôturerait le roman. À partir de là, j'avais trouvé ma façon d'envisager ce projet ; je pouvais le conduire d'une façon qui me conviendrait à moi, qui serait adaptée à mes capacités. Les choses se sont débloquées et enchaînées, le reste n'était plus que du montage-assemblage. Cette base m'offrait déjà plus ou moins 140 000 signes. Ensuite, d'autres fragments sont petit à petit venus se greffer à l'ensemble, quelques-uns que j'ai songé moi-même à ajouter, beaucoup suggérés par Schweinhund.

Car il ne s'est pas contenté de suggérer et d'attendre. Non, il a accompagné le projet de bout en bout, en « chapeautant » chaque étape, chaque remaniement. Il a lu et relu, il a fait des propositions, il a tenu bon face à mes nombreux doutes et autres moments de découragement. Et là, je peux l'affirmer, sans lui, Tranches de mort n'existerait tout simplement pas. Ou du moins pas sous cette forme. Mon éditeur s'est débrouillé pour me pousser à faire un truc auquel je n'aurais jamais pensé. Et il l'a fait avec une foi inébranlable, transformant des récits a priori sans lien entre eux en un tout solide. En tout cas, au bout du compte, le résultat est là : Tranches de mort existe. De même que Larmes de sexe. Deux bizarreries dépravées pour un ensemble que j’espère cohérent. Vous me direz.

La planète des singes : la guerre de la planète des singes

Deux ans ont passés depuis le précédent opus (L'affrontement). Depuis, des militaires descendus du nord traquent les singes toujours menés par César. Lors d'une attaque sur leur refuge, la femme et le fils aîné de César sont tués par un colonel extrêmiste. César, fou de douleur, décide de ne pas accompagner son clan dans son repli et de se lancer dans une quête vengeresse. Bientôt rejoint par Rocket, Maurice, et Luca, il fait route vers le camp des soldats. Sur son chemin, il va d'abord rencontrer une petite fille muette dont il vient de tuer le père. Pour ne pas l'abandonner à son sort, il la prend avec lui. Puis ce sera la rencontre d'un singe un peu loufoque qui accepte de leur montrer le lieu de retrait des militaires. Mais après la mort de Luca, obsédé par sa haine, et bien qu'arrivé à destination, César décide de continuer seul. Il découvre l'horreur du sort réservé aux singes, et à son clan capturé peu avant. Tous doivent travailler à construire un mur sans être nourris. Le vieux chef finit par se faire capturer et se retrouve confronté au colonel dont il découvre le but ultime, presque une mission sacrée pour cet  homme dément : éradiquer tous les hommes qui souffrent d'une mutation du virus. Cette mutation fait régresser les êtres humains et le colonel ne peut le supporter. Après bien des sévices, César, aidé par ses amis restés à l'extérieur, parvient à libérer son peuple, tandis qu'une troupe de soldats arrive pour combatre le colonel et son armée.

Tout d'abord, je reste une fan de la franchise, et j'avais beaucoup apprécié les deux premiers épisodes de ce reboot. J'aime toujours autant. Ici, César fait l'apprentissage du deuil et de la haine, se rend compte que la violence n'est pas qu'humaine, elle peut aussi être simienne. Il se compare à Koba, se déteste de ce qu'il devient, mais ne peut se résoudre à laisser la haine derrière lui. C'est une approche sympa, César n'est pas tout bon, moins manichéen. Chacun a ses failles et ses cicatrices, même le colonel. Seule peut-être la petite Nova paraît pure. Cela-dit, le bon rôle reste du côté des singes, et le mauvais du côté des hommes. Les singes sont toujours bluffant de réalisme, les psychologies plutôt poussées, les effets spéciaux font le boulot sans tomber dans l'esbrouffe. Bref, une jolie conclusion de cette trilogie.

Genèse de "Larmes de sexe"

Bien avant que Schweinhund déclenche son projet Thanatéros fut une tentative. Ou plutôt un défi : celui d’écrire un texte porno. Parce que le porno et moi, c'est pas l'amour. Ou plutôt, pour être vraiment précise, je n'ai aucune difficulté à écrire des scènes de sexe pour mes textes trash, mais il ne s'agit pas de sexe heureux, il s'agit de sexe douloureux. Dès qu'il faut parler de parties de jambes en l'air joyeuses, Catherine n'est plus là. Mais pas question de capituler devant l'adversaire. D’autant moins que m’était venue une idée d’histoire qui, peut-être, me rendrait la tâche plus facile. Un mot, ou plus exactement un mot-valise, me trottait dans la tête : Sexcellence.

Et si, dans un monde imaginaire, vivait une société basée uniquement sur le sexe ?  Et si, dans cette société, il existait des diplômes récompensant les plus méritants ? J'avais mon pitch de départ. Ensuite, comme à mon habitude, j'ai laissé courir mes doigts sur le clavier. Au bout du compte, j'ai obtenu un texte de plus ou moins 10 000 signes. Estimant que le résultat était convenable, je l'ai proposé à mes bêta-lecteurs. Le récit a été plutôt bien accueilli. Alors comme je m'étais beaucoup amusée à l'écrire, j'entamais dès le lendemain une deuxième nouvelle prenant place dans le monde imaginé. Ainsi naissait Sextérieur. Puis une troisième, une quatrième, ainsi de suite durant cinq jours, sans jamais savoir ce que j'allais inventer en commençant chaque séquence, sans savoir où je m'arrêterais.

Petit à petit, l'ambiance a glissé vers du X plus glauque, et je me sentais de plus en plus à l'aise avec mon intrigue. Au final, je suis arrivée à treize chapitres. Le résultat restait un poil foutraque, à cheval entre un recueil avec fil rouge et un roman ; inclassable quant à son genre. Était-ce du porno ? Non, plus seulement. Était-ce du torture porn ? Non, pas uniquement. Était-ce de la dystopie ? Oui, mais pas que. Était-ce de l'apo ? Oui, entre autres. Que faire d'un tel manuscrit ? Aucune idée. Surtout qu'il y avait pas mal de travail pour peaufiner le tout, lisser l'ensemble, et un chapitre à réécrire complètement.

Malgré cette démarche sans but, j’ai persévéré, et j’ai fini par reformuler le passage en question. Durant le remodelage, j'ai même écrit deux nouvelles séquences qui augmentaient un poil la taille de mon court roman en l’amenant au-delà des 160 000 caractères. Mon récit était enfin terminé. Il pouvait retourner dans les limbes de mon disque dur, puisque je ne voyais toujours pas à qui le proposer. Mais c'était sans compter avec l'étonnant Schweinhund. Car un beau jour, il m'a demandé de lui envoyer Sexcellence (titre du premier chapitre écrit et qui est resté mon titre de travail tout le long). Il a lu, il a apprécié, il m'a dit que peut-être... Puis il est rapidement revenu vers moi faisant plusieurs propositions. Les deux premières m’ont permis d’ajouter deux chapitres supplémentaires.  La troisième consistait en un nouveau titre. Ainsi est né Larmes de sexe. Mais ce n’était qu’un début…

Violences 5

Est parue la cinquième volée de ce petit fanzine dédié à la violence. Simple dans sa présentation (A5 agraffé noir et blanc), mais talentueux dans son contenu. Des textes sombres et des illustrations à l'avenant.

Mon texte : Décors en corps, dans lequel on suit Rick, volontaire désigné pour ramasser des corps, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi il s'astreint encore à cette mission. Ce récit est né d'un concours sur l'Ecritoire des ombres qui avait pour thème le corps. Un thème qui m'a bien inspiré puisqu'il a donné naissance à huit petites histoires. Pour celle-ci, l'idée de base se résumait juste à une accumulation de corps. Puis, comme souvent, j'ai laissé les mots s'écrire comme ils le voulaient. Au final, j'ai obtenu un instantanné d'apocalypse.

Violences #5, avec : Ana Prr Prr – Luna Beretta – Nils Bertho – Julien Boutreux – Lucien Brelok – Henri Clerc – David Coulon – Pascal Dandois – Guillaume Decock – Fabien Drouet – Audrey Faury – Sarah Fisthole – François Fournet – Sébastien Gayraud – Perrin Langda – Sophie Laronde – Alain Minighetti – Guillaume Moinet – Peggy Ann Mourot – Nora Neko – Isabelle Porta – Mathias Richard – Catherine Robert – Yoann Sarrat – Christophe Siébert – Ssolœil – Astrid Toulon – Claire Von Corda – Wood

Couverture de Guillaume Decock, bonus de Yoann Sarrat
68 pages format A5
5 euros + 2 de frais de port
Plus de renseignements ici :Violences

Human centipède

Sur un parking, un homme armé d'un fusil suit un routier parti se soulager. Un peu plus tard, Lindsay et Jenny, deux américaines en vacances en Allemagne se retrouvent bloquées dans un coin perdu de forêt après une crevaison. Après s'être égarées, elles découvrent une maison isolée et y demandent de l'aide au docteur Heiter, un éminent chirurgien. Mais après les avoir droguées, celui-ci les enferme dans son sous-sol aménagé en laboratoire. L'ancien toubib a une obsession : créer un mille-pattes humain. Pour ce faire, il va relier les deux jeunes filles et Katsuro, un touriste japonais par les bouches et les anus. L'opération réussie, il va entreprendre de dresser sa création.

Le pitch m'a bien plu, car original. Assez dégueulasse dans son concept, j'ai donc apprécié. Par contre, le propos du film est un peu vain. Il n'y a pas grand chose pour m'accrocher véritablement et l'impression que le scénario ne va pas au bout de son audace. Au final, le film reste assez soft et manque pour moi d'épices vraiment dérangeantes et/ou gore.

L'effet papillon

Evan a sept lorsqu'il commence à souffrir de troubles de la mémoire. Sa première amnésie porte sur un dessin horrible fait en classe dont il ne se rappelle pas. Ensuite, sa mère le retrouve dans la cuisine, un grand couteau à la main sans que l'enfant puisse dire pourquoi. Sur les conseils du médecin, Evan va rencontrer son père enfermé dans un hôpital psychiatrique, mais la visite se passe mal, son père tentant de le tuer, évènement qu'Evan oublie également. Tout comme il oubliera ce qui se passe dans la cave de son amie Kayley

Six ans plus tard, Evan et ses trois amis, Kayley, le frère de celle-ci Tommy, et Lenny, s'ennuient. Pour passer le temps, Tommy leur propose de faire exploser la boîte aux lettres d'une voisine, mais ce qui devait être une farce vire au drame. Drame qu'Evan oubliera comme à son habitude. Tommy, de plus en plus incontrôlable et psychotique, tue le chien d'Evan, par jalousie, tout en provoquant l'internement de Lenny traumatisé. La mère d'Evan décide de déménager.

Sept ans plus tard, Evan est à la fac. Il étudie la psychologie et axe ses travaux sur la mémoire. Il partage sa chambre avec Thumper, un obèse gothique. Par hasard, Evan retombe sur ses journaux intimes. En lisant un passage, il se retrouve projeté au moment de l'incident de la boîte aux lettres, puis se réveille dans sa chambre. N'était-ce qu'un souvenir ou a-t-il vécu de nouveau cet événement ? Petit à petit, le jeune homme va prendre la mesure de son pouvoir. Pouvoir qu'il va tenter d'utiliser pour changer des choses de sa vie. Mais on ne joue pas impunément avec les destins. Evan arrivera-t-il à se tirer du pétrin où il se fourre à chaque essai ?

Un film vraiment sympa, où il faut bien suivre la trame pour ne pas perdre le fil. Ces allers-retours dans le passé et leur impact à chaque fois sur le présent sont bien maîtrisés. Je l'avais vu il y a déjà longtemps et je l'ai revu avec tout autant de plaisir, si pas plus.

Pulse 2

Pulse 2 reprend plus ou moins là où s'était arrêté le un. On change les personnages et on fait connaissance avec une famille éclatée dont la mère semble, à première vue, pas toute juste dans son crâne. Le père, lui, est inquiet pour sa fille restée pour quelques jours avec son ex. Retrouvailles entre le père et l'enfant, et on comprend que la mère n'est plus qu'un fantôme obsédé par le souvenir de sa fille qu'elle poursuivra grâce à la couverture internet.

Le premier opus, sans être inoubliable, restait plaisant à regarder, pour cette suite, on peut être déçu. Des incohérences d'abord (tout le monde sait que les survivants doivent se réfugier dans des zones hors couverture du réseau, bin non, ils vont là où il y en a, les "fantômes" sont censés vouloir la vie de n'importe qui, mais non la vieille tante, elle cherche même pas à se choper la gamine, juste deux exemples). Ensuite, du concept un peu original du premier, on est parvenu à nous pondre une banale histoire de hantise, avec revenants obsédés par leurs souvenirs, du coup, une impression de déjà-vu cent fois. Le gars en rouge qu'on voit au début, puis dans une autre scène où il fait voler un processeur pour d'après lui, sauver le monde ou l'achever, on l'oublie, on ne sait pas ce qu'il devient, ni lui, ni sa solution. Probablement pour préparer un épisode trois, mais bof quoi, le film s'en passerait bien. Même la fin n'a pas réussi à me surprendre. Bref, peu d'intérêt.

Pulse

Film américain sorti en 2006, Pulse raconte l'histoire de Mattie qui vient de perdre son petit ami suicidé quasiment sous ses yeux. Mais celui-ci ne s'est pas donné la mort sans raison. Il traficotait sur le net entre virus et programmes novateurs jusqu'à ce qu'il ouvre, sans le faire exprès, un accès à des choses d'un autre monde, des choses qui ne désirent rien d'autre que la vie des humains. Petit à petit, la menace s'amplifie, les suicides augmentent. Tout a l'air d'avoir un lien étroit avec nos communications modernes : ordinateur, net, et téléphone mobile. Mattie cherche à comprendre ce qui est arrivé à Josh, sans se laisser piéger par les sortes de fantômes qui errent maintenant dans notre monde. Tandis qu'autour d'elle, dans la ville, les créatures prennent une place de plus en plus grande, au détriment des êtres humains.

Film sympa, remake d'un film japonais que je n'ai pas vu, je ne peux donc comparer. L'histoire ne fait pas peur, même pas sursauter, il m'en faut beaucoup plus, mais l'ensemble se tient, malgré quelques clichés purement américains qu'on éviterait bien. L'idée est originale, un mix entre de l'apo zombique, le film de fantômes, et les technologies comme vecteur de mort.

Cell

Clayton est à l'aéroport, son portable est déchargé, il n'a plus de monnaie pour le téléphone public alors qu'il veut rappeler son fils Johnny qu'il n'a plus vu depuis un an. Autour de lui, une foule de gens, beaucoup le téléphone à l'oreille. Soudain, le chaos : les personnes alentours, sans prévenir, se transforment en monstres sanguinaires et se jettent sur leurs voisins. La folie semble avoir saisi l'endroit et être reliée aux téléphones. Dans le ciel, un avion explose et tombe sur l'aéroport. Clayton n'a que le temps de descendre dans les sous-sols du métro où il rejoint un groupe de survivants réfugiés dans une rame. Mais sans électricité, pas question de s'en servir. Avec le conducteur, Tom, et un jeune, ils décident de suivre les tunnels pour sortir. Après avoir perdu leur compagnon tué par un fou furieux, Clayton parvient chez lui avec Tom, et ils sont rejoint par Alice, une voisine qui vient de tuer sa mère. Tous les trois partiront sur les routes pour tenter de rejoindre Johnny. Et tandis qu'ils progressent, les téléphoneurs, comme le petit groupe les appellent, montrent des signes de cohésion. Tout semble indiquer que le but du voyage se situe à Kashwak.

Adapté du roman Cellulaire de Stephen King, le film se regarde agréablement, les acteurs sont convaincants et les "zombies" ont un poil d'originalité. Je pense avoir plus apprécié le film que le livre qui m'avait laissé un sentiment mitigé, un bon début, une idée du tonnerre, et puis l'histoire s'enlisait avec l'impression que l'auteur ne savait plus trop quoi faire de son récit pour terminer sur une fin pas trop mal mais convenue. Dans le long métrage, on avance plus vite et on ne souffre donc pas de l'essoufflement ressenti dans l'oeuvre d'origine. Autre différence avec le livre, le contexte paraît plus proche de nous temporellement. King situait son histoire aux débuts des années 2000, avec l'émergence des téléphones portables et débutait dans la rue. Le film paraît être plutôt années 2010 et les technologies modernes y sont présentes partout. L'aéroport montre un monde hyper connecté de toutes les façons actuelles. Une bonne idée des scénaristes. Cette première partie est d'ailleurs excellente. Bref, un bon moment.

Meet the Blacks

Meet the Blacks est une parodie de films d'horreur, surtout de La purge. On y suit la famille Black qui vient de s'installer à Beverly Hills. Le père pense que là, chez les riches, ils sont à l'abri de la purge annuelle. Mais ce n'est pas aussi simple et lorsque la nuit fatidique commence, Carl va se rendre compte qu'ils ne sont pas à l'abri, loin de là. Tout le monde veut les tuer, à commencer par le petit d'Amy, la fille de la famille, mais aussi des anciennes connaissances, sans parler du voisinage qui ne veut pas d'eux. Les Black vont avoir fort à faire pour se débarasser de tous les intrus dans la maison.

Pas trop fan des films parodiques, quand je tombe sur un, en général, j'apprécie quand même le moment. Ca ne casse rien, mais ça me fait rire un peu. N'est-ce pas l'essentiel.

Patrouilles (Jean Mazarin)

Zacharie fait partie de la patrouille. La patrouille, dans un monde futuriste, surveille et protège Paris dont les rues ne sont plus sûres. Le vieux patrouilleur se voit adjoindre une nouvelle recrue, Joëlle, jeune femme au visage déformé par un accident, et les deux équipiers sont chargés d'enquêter sur des rumeurs concernant La ronde, une course automobile annuelle. Clootaire, le frère de Zach peut les renseigner, mais ce membre d'un des clans, acceptera-t-il de les aider. Rien n'est moins sûr dans ce monde où tout n'est plus que faux-semblant et magouilles.

Une dystopie avec une société pervertie, totalitaire, et scindée entre riches et pauvres, pouvoirs et malfrats. Agréable à lire avec des personnages assez attachants. Peut-être manque-t-il de gras dans ce bouquin, plein de questions restent en suspens. Mais une bonne lecture pour ce roman paru dans la collection Anticipation du Fleuve Noir.

Des nouvelles (ou pas)

Longtemps que je n'ai plus publié des petites news. Depuis octobre pourtant, j'ai connu quelques publications. Alors un petit rappel n'est jamais mauvaise chose :

- De vers et d'os, dans l'anthologie Naissance des deux crânes, aux éditions Les deux crânes

- Le puits, dans la revue La piscine 1 sur le thème des lieux abandonnés

- Il t'attend dans l'entrée, dans le fanzine Violence 2

- Neige rouge, dans l'anthologie Hiver, aux éditions secrètes

- Fumée de souvenirs, dans la revue Rrose Sélavy 2

- Eux contre nous, dans le fanzine Violence 3

- Vous reprendrez bien un peu de tête, dans l'anthologie Malpertuis VIII, aux éditions Malpertuis

- Un cinqku, mis à l'honneur en couverture, dans la revue Rivalités consacrée pour ce numéro aux cinqkus

A côté de cela, plusieurs refus bien sûr et une petite pause dans l'écriture, même si j'ai quand même sorti de mon petit cerveau quelques nouvelles. D'autres sont encore en soumission (croisons les doigts).

Moins de lecture aussi, et moins de films visionnés. A croire qu'il me faut un break. A croire que j'ai moins de temps. Ce qui est le cas. Je vais donc moins poster de billets durant ces vacances et me consacrer à un projet particulier qui va me prendre des heures, sans parler du boulot qui doit continuer. Cela-dit, je ne me mets pas complètement en veille, je posterai des chroniques de temps en temps.

Nuit noire (Christophe Siébert)

Nuit noire, onzième volume des Editions TRASH. Il s'agit d'un des tomes les plus sorides et malsain. Voici la critique que j'en avais faite il y a déjà un petit temps maintenant ::

Nuit noire est un récit qui vous happe dès la première page et ne vous lâche plus. Pas de phase de démarrage, pas de mise en route, dès le départ, on est plongé dans la psyché d'un malade et on le suit dans ses délires de plus en plus sauvages. Aucune plage de repos dans ce livre, pas une once d'humour, seul nous est offert le brutal, le sanglant, le dérangé, mot après mot, phrase après phrase, paragraphe après paragraphe, page après page, chapitre après chapitre et on est hypnotisé et on lit. Alors on se forge une armure, on repousse l'horreur pour continuer.
C'est un livre dur qu'on est content d'avoir lu et content d'avoir fini.

Cimetière des chats (Alain Venisse)

Pluton gambade gaiement dans le vieux cimetière, se lance à la poursuite d'un lézard, et tombe dans une crevasse. Plus de peur que de mal puisqu'il réapparaît peu de temps après comme si de rien n'était. Mais les apparences sont trompeuses, le jeune chat semble maintenant intérieurement différent, et cette différence s'étend aux autres félins de la ville. Les gentils animaux de compagnie paraissent soudain plus agressifs, attaquent leur maître. Jérémie le jeune propriétaire de Pluton, nouveau-venu dans ce village retiré qui survit grâce à la Sanichim (usine qui traite les déchêts dangereux) va bientôt découvrir que les choses ont changé, et que son adorable bestiole n'est peut-être pas le plus grand danger dans le coin.

Pas désagréable, mais assez convenu. Ce roman paru au Fleuve noir dans la collection Frayeur manque d'audace et de surprise. A l'exception de la cause des modifications chez les chats (une cause qui me semble dénoter avec le reste en plus), tout se suit sans surprise. Les personnages principaux, bien que sympathiques, n'arrivent pas vraiment à nous agripper, surtout qu'on sent vite que leur sort ne craint rien. Difficile à expliquer, mais c'est un truc que j'ai ressenti très vite. Et de fait, il ne leur arrive rien de bien moche. Au fond, ils assistent aux événements plus qu'ils n'y participent. Reste qu'il y a bien des morts, assez variées, ce qui sauve l'ensemble.

Freddy vs Jason

Chronologiquement, ce film prend place après le septième Freddy et le neuvième Jason. Freddy ne peut plus sévir, à Springwood, la population a compris comment l'en empêcher. Mais Freddy n'est pas rassasié, et pour pouvoir revenir, il va trouver puis manipuler Jason. Après l'avoir envoyé sur Elm street tuer la jeunesse locale pour réveiller la terreur et lui permettre de revenir lui-même, Freddy s'aperçoit qu'il ne contrôle plus Jason et va tout faire pour s'en débarasser, tandis que quelques jeunes vont eux tenter de survivre face aux deux menaces.

Le point sympa, c'est de revoir Freddy, j'avoue que j'ai un gros faible pour ce monstre de fiction, sans doute mon préféré. Le scénario n'est pas trop mal foutu, même s'il y a des facilités, des passages un peu mièvres, ou des incohérences par rapport à la saga des griffes de la nuit (probablement par rapport aux Vendredi 13 aussi, mais je connais beaucoup moins). Les acteurs sont corrects, les effets spéciaux moyens, et le rythme valable. Au bout du compte, ça se regarde.

Frankenstein's army

Russie, seconde guerre mondiale, front de l'est, soldats en mission de secours, créatures mortelles, petit-fils de Frankenstein,