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Human centipède

Sur un parking, un homme armé d'un fusil suit un routier parti se soulager. Un peu plus tard, Lindsay et Jenny, deux américaines en vacances en Allemagne se retrouvent bloquées dans un coin perdu de forêt après une crevaison. Après s'être égarées, elles découvrent une maison isolée et y demandent de l'aide au docteur Heiter, un éminent chirurgien. Mais après les avoir droguées, celui-ci les enferme dans son sous-sol aménagé en laboratoire. L'ancien toubib a une obsession : créer un mille-pattes humain. Pour ce faire, il va relier les deux jeunes filles et Katsuro, un touriste japonais par les bouches et les anus. L'opération réussie, il va entreprendre de dresser sa création.

Le pitch m'a bien plu, car original. Assez dégueulasse dans son concept, j'ai donc apprécié. Par contre, le propos du film est un peu vain. Il n'y a pas grand chose pour m'accrocher véritablement et l'impression que le scénario ne va pas au bout de son audace. Au final, le film reste assez soft et manque pour moi d'épices vraiment dérangeantes et/ou gore.

Genèse de "Larmes de sexe"

Au début, fut un atelier sur l'Ecritoire des Ombres : l'atelier porno. Le porno et moi, c'est pas l'amour. Ou plutôt, pour être vraiment précise, je n'ai aucune difficulté à écrire des scènes de sexe pour mes textes trash, mais il ne s'agit pas de sexe heureux, il s'agit de sexe souffrance. Dès qu'il faut parler de parties de jambes en l'air joyeuses, Catherine n'est plus là. Quand je m'y essaie, le résultat n'est pas top, et surtout, j'ai toujours l'impression que tout est cliché.
Alors, l'atelier, il tombait à pic. Je m'y suis essayée une première fois. Mouais bof. Mais pas question de capituler devant l'adversaire, et je m'y suis retentée, avec dans l'idée que si je mettais une petite histoire autour, du contexte, ça me serait, peut-être, un peu plus facile. Un mot, ou plus exactement un mot-valise, a déclenché le travail : Sexcellence. Et si, dans un monde imaginaire, vivait une société basée uniquement sur le sexe, et si dans cette société, il existait des diplômes récompensant les plus méritants. J'avais mon pitch de départ pour mon atelier.
Ensuite, comme à mon habitude, j'ai laissé courir mes doigts sur le clavier. Au bout, j'ai obtenu un texte de plus ou moins 10 000 sec. Estimant que c'était trop pour l'atelier, je l'ai proposé à lire ailleurs à mes cobayesbêta-lecteurs. Le récit est plutôt bien passé, même si ce n'était pas un chef d'oeuvre de littérature porno.
Moi, je m'étais beaucoup amusée à l'écrire, et dès le lendemain, j'entamais une deuxième nouvelle prenant place dans le monde imaginé. Ainsi naissait Sextérieur. Puis une troisième, une quatrième, ainsi de suite durant cinq jours (non compris la pause week-end obligée), sans jamais savoir ce que j'allais inventer en commençant chaque séquence, sans savoir où je m'arrêterais. Petit à petit, l'ambiance a glissé vers du X plus glauque, je me sentais de plus en plus à l'aise avec mon intrigue. Au final, je suis arrivée à treize chapitres et un peu moins de 160 000 sec.
Le résultat restait un poil foutraque, à cheval entre un recueil avec fil rouge et un roman ; inclassable quant à son genre. Était-ce du porno ? Non, plus seulement. Était-ce du torture porn ? Non, pas uniquement. Était-ce de la dystopie ? Oui, mais pas que. Était-ce de l'apo ? Oui, entre autres.
Que faire d'un tel manuscrit ? Aucune idée. Surtout qu'il y avait pas mal de travail pour peaufiner le tout, lisser l'ensemble, et un chapitre à réécrire complètement. Et ça, ceux qui ont lu mon précédent article savent que c'est un de mes pires démons dans le travail de relecture.
J'ai laissé poser le bébé un peu. Puis, j'y suis retournée pour cette réécriture. Une première fois, j'ai laissé tomber. Une deuxième fois, j'ai laissé tomber. Une troisième fois, j'ai laissé tomber. Mais j'avais trop envie de terminer mon histoire, de la rendre aussi propre que possible. J'ai donc persévéré, et j'ai fini par réussir la reformulation de ce passage problématique. Dans le remodelage, j'avais perdu du signe, ce qui n'était pas embêtant puisque dans le même temps, j'avais écrit deux nouvelles séquences qui augmentaient un poil la taille pour passer mon court roman au-delà des 160 000..
Mon récit était enfin terminé. Il pouvait retourner dans les limbes de mon disque dur puisque je n'avais aucune idée de ce que je pouvais en faire.
Mais c'était sans compter sur l'étonnant Schweinhund. Il y a peu, il m'a demandé de lui envoyer Sexcellence (titre du premier chapitre écrit et qui est resté mon titre de travail tout le long). Il a lu, il a apprécié, il m'a dit que peut-être... Et ce peut-être s'est transformé rapidement en oui pour rejoindre Tranches de mort dans Thanatéros.

L'effet papillon

Evan a sept lorsqu'il commence à souffrir de troubles de la mémoire. Sa première amnésie porte sur un dessin horrible fait en classe dont il ne se rappelle pas. Ensuite, sa mère le retrouve dans la cuisine, un grand couteau à la main sans que l'enfant puisse dire pourquoi. Sur les conseils du médecin, Evan va rencontrer son père enfermé dans un hôpital psychiatrique, mais la visite se passe mal, son père tentant de le tuer, évènement qu'Evan oublie également. Tout comme il oubliera ce qui se passe dans la cave de son amie Kayley

Six ans plus tard, Evan et ses trois amis, Kayley, le frère de celle-ci Tommy, et Lenny, s'ennuient. Pour passer le temps, Tommy leur propose de faire exploser la boîte aux lettres d'une voisine, mais ce qui devait être une farce vire au drame. Drame qu'Evan oubliera comme à son habitude. Tommy, de plus en plus incontrôlable et psychotique, tue le chien d'Evan, par jalousie, tout en provoquant l'internement de Lenny traumatisé. La mère d'Evan décide de déménager.

Sept ans plus tard, Evan est à la fac. Il étudie la psychologie et axe ses travaux sur la mémoire. Il partage sa chambre avec Thumper, un obèse gothique. Par hasard, Evan retombe sur ses journaux intimes. En lisant un passage, il se retrouve projeté au moment de l'incident de la boîte aux lettres, puis se réveille dans sa chambre. N'était-ce qu'un souvenir ou a-t-il vécu de nouveau cet événement ? Petit à petit, le jeune homme va prendre la mesure de son pouvoir. Pouvoir qu'il va tenter d'utiliser pour changer des choses de sa vie. Mais on ne joue pas impunément avec les destins. Evan arrivera-t-il à se tirer du pétrin où il se fourre à chaque essai ?

Un film vraiment sympa, où il faut bien suivre la trame pour ne pas perdre le fil. Ces allers-retours dans le passé et leur impact à chaque fois sur le présent sont bien maîtrisés. Je l'avais vu il y a déjà longtemps et je l'ai revu avec tout autant de plaisir, si pas plus.

Genèse de "Tranches de mort"

Ce court roman qui figurera en seconde position dans le recueil portera le titre de... Tranches de mort. Début 2015, peu après avoir accepté Greta dans sa maison d'édition, la bien nommée TRASH, Schweinhund m'a affirmé déceler une signature commune dans mes textes durs : des femmes soumises à la brutalité masculine, des univers clos ou carcéraux. Greta, Romane, Anita, Samantha, des personnages reliés par un même destin atroce. Il m'a suggéré un axe de travail : reprendre Péché de chair (paru dans Ténèbres 2015) et Yin et yang (inédit) pour tenter de les fusionner en une seule histoire. Ceux qui me connaissent le savent, ma réaction à une telle proposition ne pouvait être que... "Impossible ! Je suis incapable d'un travail pareil". Mais, de un, Schweinhund n'a pas abandonné son idée (et heureusement), et de deux, cette idée, elle a travaillé en arrière-fond dans mon esprit, sans se résoudre à disparaître. Et si Schweinhund y croyait, je n'avais pas de raison de ne pas y croire un minimum moi aussi, surtout que je n'ai jamais eu à regretter de lui faire confiance. J'ai fini par me décider à tenter le coup. A ce moment-là, trois nouvelles devaient me servir de base. Mais hélas, pour cette première tentative, je ne suis arrivée à rien, mon angle d'attaque touchait trop à ce que je ne sais pas faire : la réécriture. Le projet s'est retrouvé en sommeil quelques semaines. Et puis, je m'y suis ré-attelée en abordant l'affaire d'une autre façon, j'ai d'abord écrit une courte histoire, un récit qui clôturerait le roman. A partir de là, j'avais trouvé ma façon d'envisager ce projet, je pouvais le faire d'une façon qui me conviendrait à moi, qui conviendrait à mes capacités. Les choses se sont débloquées et enchaînées, le reste n'était plus que du montage-assemblage. Cette base m'offrait déjà 133 000 sec plus ou moins. D'autres morceaux sont venus petit à petit se greffer à l'ensemble, quelques uns que j'ai songés moi-même à ajouter, beaucoup proposés par Schweinhund. Car Schweinhund a accompagné le projet de bout en bout, il ne s'est pas contenté de suggérer et d'attendre. Non, il a "chapeauté" chaque étape, chaque remaniement, il a lu et relu, il a fait des propositions, il a tenu bon face à mes nombreux doutes et mes moments de découragement. Et là, je peux l'affirmer, sans lui, Tranches de mort n'existerait tout simplement pas. La matière existerait, mais en morceaux épars. Il s'est débrouillé pour me pousser à faire un truc auquel je n'aurais jamais pensé. Et il l'a fait avec une foi inébranlable.
Au bout, le résultat est là : Tranches de mort existe et Tranches de mort vous sera proposé en mars 2018 accompagné de Larmes de sexe, mais c'est une autre genèse qui vous sera racontée un peu plus tard.

Pulse 2

Pulse 2 reprend plus ou moins là où s'était arrêté le un. On change les personnages et on fait connaissance avec une famille éclatée dont la mère semble, à première vue, pas toute juste dans son crâne. Le père, lui, est inquiet pour sa fille restée pour quelques jours avec son ex. Retrouvailles entre le père et l'enfant, et on comprend que la mère n'est plus qu'un fantôme obsédé par le souvenir de sa fille qu'elle poursuivra grâce à la couverture internet.

Le premier opus, sans être inoubliable, restait plaisant à regarder, pour cette suite, on peut être déçu. Des incohérences d'abord (tout le monde sait que les survivants doivent se réfugier dans des zones hors couverture du réseau, bin non, ils vont là où il y en a, les "fantômes" sont censés vouloir la vie de n'importe qui, mais non la vieille tante, elle cherche même pas à se choper la gamine, juste deux exemples). Ensuite, du concept un peu original du premier, on est parvenu à nous pondre une banale histoire de hantise, avec revenants obsédés par leurs souvenirs, du coup, une impression de déjà-vu cent fois. Le gars en rouge qu'on voit au début, puis dans une autre scène où il fait voler un processeur pour d'après lui, sauver le monde ou l'achever, on l'oublie, on ne sait pas ce qu'il devient, ni lui, ni sa solution. Probablement pour préparer un épisode trois, mais bof quoi, le film s'en passerait bien. Même la fin n'a pas réussi à me surprendre. Bref, peu d'intérêt.

Pulse

Film américain sorti en 2006, Pulse raconte l'histoire de Mattie qui vient de perdre son petit ami suicidé quasiment sous ses yeux. Mais celui-ci ne s'est pas donné la mort sans raison. Il traficotait sur le net entre virus et programmes novateurs jusqu'à ce qu'il ouvre, sans le faire exprès, un accès à des choses d'un autre monde, des choses qui ne désirent rien d'autre que la vie des humains. Petit à petit, la menace s'amplifie, les suicides augmentent. Tout a l'air d'avoir un lien étroit avec nos communications modernes : ordinateur, net, et téléphone mobile. Mattie cherche à comprendre ce qui est arrivé à Josh, sans se laisser piéger par les sortes de fantômes qui errent maintenant dans notre monde. Tandis qu'autour d'elle, dans la ville, les créatures prennent une place de plus en plus grande, au détriment des êtres humains.

Film sympa, remake d'un film japonais que je n'ai pas vu, je ne peux donc comparer. L'histoire ne fait pas peur, même pas sursauter, il m'en faut beaucoup plus, mais l'ensemble se tient, malgré quelques clichés purement américains qu'on éviterait bien. L'idée est originale, un mix entre de l'apo zombique, le film de fantômes, et les technologies comme vecteur de mort.

Cell

Clayton est à l'aéroport, son portable est déchargé, il n'a plus de monnaie pour le téléphone public alors qu'il veut rappeler son fils Johnny qu'il n'a plus vu depuis un an. Autour de lui, une foule de gens, beaucoup le téléphone à l'oreille. Soudain, le chaos : les personnes alentours, sans prévenir, se transforment en monstres sanguinaires et se jettent sur leurs voisins. La folie semble avoir saisi l'endroit et être reliée aux téléphones. Dans le ciel, un avion explose et tombe sur l'aéroport. Clayton n'a que le temps de descendre dans les sous-sols du métro où il rejoint un groupe de survivants réfugiés dans une rame. Mais sans électricité, pas question de s'en servir. Avec le conducteur, Tom, et un jeune, ils décident de suivre les tunnels pour sortir. Après avoir perdu leur compagnon tué par un fou furieux, Clayton parvient chez lui avec Tom, et ils sont rejoint par Alice, une voisine qui vient de tuer sa mère. Tous les trois partiront sur les routes pour tenter de rejoindre Johnny. Et tandis qu'ils progressent, les téléphoneurs, comme le petit groupe les appellent, montrent des signes de cohésion. Tout semble indiquer que le but du voyage se situe à Kashwak.

Adapté du roman Cellulaire de Stephen King, le film se regarde agréablement, les acteurs sont convaincants et les "zombies" ont un poil d'originalité. Je pense avoir plus apprécié le film que le livre qui m'avait laissé un sentiment mitigé, un bon début, une idée du tonnerre, et puis l'histoire s'enlisait avec l'impression que l'auteur ne savait plus trop quoi faire de son récit pour terminer sur une fin pas trop mal mais convenue. Dans le long métrage, on avance plus vite et on ne souffre donc pas de l'essoufflement ressenti dans l'oeuvre d'origine. Autre différence avec le livre, le contexte paraît plus proche de nous temporellement. King situait son histoire aux débuts des années 2000, avec l'émergence des téléphones portables et débutait dans la rue. Le film paraît être plutôt années 2010 et les technologies modernes y sont présentes partout. L'aéroport montre un monde hyper connecté de toutes les façons actuelles. Une bonne idée des scénaristes. Cette première partie est d'ailleurs excellente. Bref, un bon moment.

Meet the Blacks

Meet the Blacks est une parodie de films d'horreur, surtout de La purge. On y suit la famille Black qui vient de s'installer à Beverly Hills. Le père pense que là, chez les riches, ils sont à l'abri de la purge annuelle. Mais ce n'est pas aussi simple et lorsque la nuit fatidique commence, Carl va se rendre compte qu'ils ne sont pas à l'abri, loin de là. Tout le monde veut les tuer, à commencer par le petit d'Amy, la fille de la famille, mais aussi des anciennes connaissances, sans parler du voisinage qui ne veut pas d'eux. Les Black vont avoir fort à faire pour se débarasser de tous les intrus dans la maison.

Pas trop fan des films parodiques, quand je tombe sur un, en général, j'apprécie quand même le moment. Ca ne casse rien, mais ça me fait rire un peu. N'est-ce pas l'essentiel.

Patrouilles (Jean Mazarin)

Zacharie fait partie de la patrouille. La patrouille, dans un monde futuriste, surveille et protège Paris dont les rues ne sont plus sûres. Le vieux patrouilleur se voit adjoindre une nouvelle recrue, Joëlle, jeune femme au visage déformé par un accident, et les deux équipiers sont chargés d'enquêter sur des rumeurs concernant La ronde, une course automobile annuelle. Clootaire, le frère de Zach peut les renseigner, mais ce membre d'un des clans, acceptera-t-il de les aider. Rien n'est moins sûr dans ce monde où tout n'est plus que faux-semblant et magouilles.

Une dystopie avec une société pervertie, totalitaire, et scindée entre riches et pauvres, pouvoirs et malfrats. Agréable à lire avec des personnages assez attachants. Peut-être manque-t-il de gras dans ce bouquin, plein de questions restent en suspens. Mais une bonne lecture pour ce roman paru dans la collection Anticipation du Fleuve Noir.

Des nouvelles (ou pas)

Longtemps que je n'ai plus publié des petites news. Depuis octobre pourtant, j'ai connu quelques publications. Alors un petit rappel n'est jamais mauvaise chose :

- De vers et d'os, dans l'anthologie Naissance des deux crânes, aux éditions Les deux crânes

- Le puits, dans la revue La piscine 1 sur le thème des lieux abandonnés

- Il t'attend dans l'entrée, dans le fanzine Violence 2

- Neige rouge, dans l'anthologie Hiver, aux éditions secrètes

- Fumée de souvenirs, dans la revue Rrose Sélavy 2

- Eux contre nous, dans le fanzine Violence 3

- Vous reprendrez bien un peu de tête, dans l'anthologie Malpertuis VIII, aux éditions Malpertuis

- Un cinqku, mis à l'honneur en couverture, dans la revue Rivalités consacrée pour ce numéro aux cinqkus

A côté de cela, plusieurs refus bien sûr et une petite pause dans l'écriture, même si j'ai quand même sorti de mon petit cerveau quelques nouvelles. D'autres sont encore en soumission (croisons les doigts).

Moins de lecture aussi, et moins de films visionnés. A croire qu'il me faut un break. A croire que j'ai moins de temps. Ce qui est le cas. Je vais donc moins poster de billets durant ces vacances et me consacrer à un projet particulier qui va me prendre des heures, sans parler du boulot qui doit continuer. Cela-dit, je ne me mets pas complètement en veille, je posterai des chroniques de temps en temps.

Nuit noire (Christophe Siébert)

Nuit noire, onzième volume des Editions TRASH. Il s'agit d'un des tomes les plus sorides et malsain. Voici la critique que j'en avais faite il y a déjà un petit temps maintenant ::

Nuit noire est un récit qui vous happe dès la première page et ne vous lâche plus. Pas de phase de démarrage, pas de mise en route, dès le départ, on est plongé dans la psyché d'un malade et on le suit dans ses délires de plus en plus sauvages. Aucune plage de repos dans ce livre, pas une once d'humour, seul nous est offert le brutal, le sanglant, le dérangé, mot après mot, phrase après phrase, paragraphe après paragraphe, page après page, chapitre après chapitre et on est hypnotisé et on lit. Alors on se forge une armure, on repousse l'horreur pour continuer.
C'est un livre dur qu'on est content d'avoir lu et content d'avoir fini.

Cimetière des chats (Alain Venisse)

Pluton gambade gaiement dans le vieux cimetière, se lance à la poursuite d'un lézard, et tombe dans une crevasse. Plus de peur que de mal puisqu'il réapparaît peu de temps après comme si de rien n'était. Mais les apparences sont trompeuses, le jeune chat semble maintenant intérieurement différent, et cette différence s'étend aux autres félins de la ville. Les gentils animaux de compagnie paraissent soudain plus agressifs, attaquent leur maître. Jérémie le jeune propriétaire de Pluton, nouveau-venu dans ce village retiré qui survit grâce à la Sanichim (usine qui traite les déchêts dangereux) va bientôt découvrir que les choses ont changé, et que son adorable bestiole n'est peut-être pas le plus grand danger dans le coin.

Pas désagréable, mais assez convenu. Ce roman paru au Fleuve noir dans la collection Frayeur manque d'audace et de surprise. A l'exception de la cause des modifications chez les chats (une cause qui me semble dénoter avec le reste en plus), tout se suit sans surprise. Les personnages principaux, bien que sympathiques, n'arrivent pas vraiment à nous agripper, surtout qu'on sent vite que leur sort ne craint rien. Difficile à expliquer, mais c'est un truc que j'ai ressenti très vite. Et de fait, il ne leur arrive rien de bien moche. Au fond, ils assistent aux événements plus qu'ils n'y participent. Reste qu'il y a bien des morts, assez variées, ce qui sauve l'ensemble.

Freddy vs Jason

Chronologiquement, ce film prend place après le septième Freddy et le neuvième Jason. Freddy ne peut plus sévir, à Springwood, la population a compris comment l'en empêcher. Mais Freddy n'est pas rassasié, et pour pouvoir revenir, il va trouver puis manipuler Jason. Après l'avoir envoyé sur Elm street tuer la jeunesse locale pour réveiller la terreur et lui permettre de revenir lui-même, Freddy s'aperçoit qu'il ne contrôle plus Jason et va tout faire pour s'en débarasser, tandis que quelques jeunes vont eux tenter de survivre face aux deux menaces.

Le point sympa, c'est de revoir Freddy, j'avoue que j'ai un gros faible pour ce monstre de fiction, sans doute mon préféré. Le scénario n'est pas trop mal foutu, même s'il y a des facilités, des passages un peu mièvres, ou des incohérences par rapport à la saga des griffes de la nuit (probablement par rapport aux Vendredi 13 aussi, mais je connais beaucoup moins). Les acteurs sont corrects, les effets spéciaux moyens, et le rythme valable. Au bout du compte, ça se regarde.

Frankenstein's army

Russie, seconde guerre mondiale, front de l'est, soldats en mission de secours, créatures mortelles, petit-fils de Frankenstein,

Evil dead

David, Nathalie, Olivia, et Eric se sont installés dans une cabane perdue dans les bois pour aider Mia, la soeur d'Eric, à décrocher. Dans la cave, ils découvrent un manuscrit que David s'empresse d'étudier tout en prononçant les incantations qu'il renferme. Mal lui en prend, il  libère ainsi  un démon. Mia qui a du mal à gérer le manque se soustrait à la surveillance de ses amis et s'enfuit en voiture, avant d'avoir un accident après une hallucination. Agressée par quelque chose, elle est récupérée hagarde par le petit groupe. Bientôt, possédée par le démon, elle s'attaque à ses camarades qui finissent par l'enfermer dans la cave. Malgré cela, le problème persiste et petit à petit, chacun se retrouve possédé. Mais Eric ne veut pas abandonner sa soeur, même si celle-ci semble perdue.

Se regarde sans problème, mais n'a pas du tout le charme du film original. Les acteurs sont convaincants, mais il manque le petit quelque chose dans l'ambiance pour passer le film dans la catégorie supérieure, celle des films inoubliables.

The day of the dead

Sarah, militaire de la garde nationale, est en mission non loin de son village qui est mis en quarantaine. Sans savoir les raisons de cette mesure, elle en profite pour aller rendre visite à sa famille, mais découvre sa mère malade. A l'hôpital, même chose, nombre de ses concitoyens sont également atteints. Bientôt, tous se transforment en zombies affamés. Sarah, son frère, la petite amie de celui-ci et quelques autres auront fort à faire pour tenir le coup face à la menace.

Présenté comme le remake de Day of the dead, le scénario en est pourtant totalement différent. Sans grand originalité, il offre une enième version de l'invasion zombie sans parvenir à décoller, mais se regarde néanmoins sans déplaisir.

Exit humanity

En 1870, durant la guerre civile aux Etats-Unis, bientôt une autre menace que les habituels combats entre les deux camps apparaît. Les morts se relèvent et sont avides de chair humaine. Edward Young, un soldat, rentré chez lui, perd sa femme et son fils. Après les avoir retrouvés alors qu'ils sont devenus zombies, il les tue, puis se met à errer, dévasté. Jusqu'au jour où il rencontre Isaac, un rescapé, qui lui demande son aide pour sauver sa soeur prisonnière d'un groupe de militaires. Les zombies ne sont pas la seule menace, la folie des hommes est aussi dangereuse.

Film médiocre sans originalité, mais cette impression vient grandement d'un doublage très mauvais. Pas grand chose à en dire de plus.

La statue de chair (Jean Rollin)

Numéro sept de la collection Les anges du bizarre, on y découvre l'histoire de Francis, veuf depuis peu, incapable de se remettre du décès de son épouse Isabelle. Il lui a aménagé, dans les sous-sols de son chateau, un cercueil de verre. Toutes les nuits, il la rejoint et se couche sur elle, mais ça ne lui suffit pas. Alors, il est prêt à tout pour retrouver son épouse, même à croire la petite sorcière celte Tùathà.

J'ai découvert cette courte collection (dix volumes) avec Enfer privé du même Jean Rollin, beaucoup apprécié. La ligne éditoriale (l'inhabituel, les inouïs, les sulfureux, les inclassables... Des romans noirs, des histoires fantastiques ou d'épouvante, des textes érotiques, littéraires ou populaires) me parlant, je ne voulais pas en rester à cette première lecture. Pour ma deuxième expérience, je suis repartie sur le même auteur. Un peu moins aimé que le premier que j'avais trouvé plus dérangeant. Ici, j'ai trouvé que les choses étaient plus effleurées, pas complètement exploitées, que l'auteur aurait pu aller plus loin dans la noirceur. Les personnages m'ont aussi paru un peu caricaturaux. Au-delà de ça, j'ai néanmoins apprécié ma lecture.

Prométheus

Première prequelle de la quadrilogie des Alien, réalisée par Ridley Scott (à l'oeuvre sur le premier long métrage), le film raconte l'expédition d'une équipe venue à bord du Prometheus sur la planète LV-223. C'est là que se situerait, d'après Elisabeth Shaw et Charlie Holloway, l'origine de l'humanité. David, androïde surveillant le vaisseau durant le voyage, réveille les passagers à l'approche de la planète sur laquelle ils se posent bientôt. Dirigés par Elisabeth et Charlie à la recherche de traces des ingénieurs supposés créateurs de l'espèce humaine, une partie de l'équipage explore un immense dôme où ils découvrent une créature humanoïde décapitée. Une tempête les oblige à retourner au vaisseau tandis que d'un côté, Elisabeth emporte la tête de l'extra-terrestre, de l'autre, David, en cachette, une urne remplie de liquide noir, et d'un troisième deux membres de l'équipage se retrouvent piégés à l'intérieur du dôme. Tout est en place pour que tout tourne au drame.

Fan des Alien de la première époque, j'étais contente de voir un nouvel opus venir enrichir la franchise. Je n'en sors pas forcément déçue, mais pas non plus transportée. Le film est divertissant, mais ne possède pas la force d'antan. Un flm d'action avec une réflexion pseudo-métaphysique sur la création, et des acteurs pas mauvais mais pas transcendants non plus, à l'exception peut-être de celui qui a endossé le rôle de David. Bref, sympa à regarder une fois.

Alien Vs Predator : Requiem

Dans cette suite d'Alien Vs Predator, le vaisseau qui transporte le corps du predator mort dans le précédent opus livre passage par son torse éclaté à un alien. Surpris l'équipage est décimé et le vaisseau part en déroute pour s'écraser dans une forêt américaine. L'alien, mais aussi des pré-alien s'échappent dans la nature pour s'attaquer aussi vite un chasseur et son fils qu'ils contaminent. Alors que sur une autre planète, un predator se met en route pour traquer ses ennemis, tandis que dans la petite ville, l'horreur se déchaîne bientôt sur les habitants qui tentent de survivre à l'invasion.

Moins efficace que le premier dérivé des deux séries mythiques, moins original, classique film de science-fiction invasive, ce film se regarde sympathiquement, n'est pas trop mal joué, mais n'est pas inoubliable.