Sous la peau (Nelly Chadour)

Lu en octobre 2014, je l'avais chroniqué alors sur l'Ecritoire des ombres, voici donc cette chronique.


Encore une belle surprise que cette lecture. Un livre gore bien sûr, mais avec une patte personnelle. On s'attache à Mel, on hait le révérend.
Les scènes trash sont excellentes, certaines sont franchement dégueu, on en a pour notre argent. 
Paradoxalement, la figure de lord Vermin se trouve affaiblie par les réalités crues et cruelles de notre monde. Ou le but de l'auteure était-il de justement nous montrer qu'il n'est nul besoin d'aller chercher dans l'irréel l'horreur la plus violente, l'humain relèvant sans mal ce défi.
Bref, une très bonne lecture pour moi (et de quatre et chaque fois un plaisir).

Je tiens à préciser. J'aime mieux un gore totalement ancré dans notre réalité et sans touches fantastiques, mais ici, bizarrement, lord Vermin ne m'a pas du tout gêné. Au contraire, je trouve sa présence légitime et opportune. Il renforce l'horreur de la partie réelle. Peut-être est-ce parce que je l'ai vu sous l'angle d'une confrontation en miroir entre réel et fantastique pour appuyer l'horreur du réel, parce que normalement, je devrais préférer qu'il ne soit pas là.
Donc, l'auteur qui a réussi à me faire voir les choses ainsi, je ne peux qu'applaudir.
Finalement, le seul (petit) reproche que je ferais au bouquin, c'est trop de personnages. Jusque la fin, j'ai réussi à m'embrouiller entre certains. Cela-dit, ça ne m'a pas plus gêné que ça dans ma lecture et ça ne m'a certainement pas empêché de l'apprécier cette lecture.

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