Petit renard (Kââ)

Petit Renard est shoshone, possède un ranch, et est tueur à gage. Il est chargé d'un nouveau contrat, liquider les Faltrinelli. S'il sent qu'il y a quelque chose qui cloche, il accepte pourtant la mission. Mais rien ne se passe comme prévu, ce n'est pas lui qui liquide la famille, et il se retrouve avec leur gamin sur les bras et l'envie subite de le sauver du désastre. Il n'est qu'un pion, un pion qui n'arrive pas à déméler le noeud de l'affaire.

Dans ce roman, j'ai retrouvé la même trâme que dans 24 000 années, et même si on n'est plus dans le milieu de l'espionnage, au fond, ça y ressemble fort, avec toutes les magouilles possibles, ainsi que tous les cadavres. Petit Renard ressemble au protagoniste principal de 24 000 années, le ton, l'ambiance, les péripéties se ressemblent. Tout est baigné d'un pessimisme noir qui court tout le long de l'histoire. On sent, tout comme le héros, qu'il n'y a pas d'issue, que quelque soit le mouvement tenté, on ne peut pas gagner. Oui, Petit Renard me fait penser à un nageur tentant de remonter la rivière à contre-courant, sans vraiment espérer pouvoir y arriver.

J'ai apprécié ma lecture, plus que celle de 24 000 années (sortie de l'espionnage, je rentre déjà plus dans les histoires), on y retrouve les obsessions de l'auteur (sur les quelques bouquins que j'ai déjà lu bien sûr), on y retrouve aussi son style, cette façon d'être dans les pensées de son personnage, cette écriture particulière. Un roman noir à lire.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.