Il sera une fois (Southeast Jones)

- Barbares ! : sur Manamée, c'est la panique. Les barbares arrivent. Pour les colons, la fin est proche. Mais qui sont ces envahisseurs disposant d'une telle puissance qu'ils sont capable d'éradiquer toute vie sur une planète puis de lentement la soigner ? J'aurais dû me douter de comment du pourquoi, et pourtant je n'ai rien vu venir, donc, j'ai été cueillie par l'histoire.

- Contrat : le protagoniste veut être éternel, c'est sa seule exigence et il n'en démord pas face à Zazel, un démon avec lequel il négocie. Beaucoup apprécié cette petite nouvelle vaguement ironique.

- Emancipation : l'homme vit en agoraphobe dans une maison dont il ne sort plus depuis des années. Il a peur et on revit sa vie jusqu'à sa claustration volontaire. Bien écrit, on ressent assez bien les sentiments et émotions du personnage.

- Divergence d'opinion : les Cohos et les Mahjs sont en guerre depuis déjà bien longtemps. Tumen a échoué dans une dernière tentative pour leur faire comprendre qu'ils sont tous frères. Dire que tout vient d'une divergence d'opinion sur la barbe ou pas des croyants. Mais il est l'heure d'utiliser l'arme ultime. Bonne petite histoire avec bonne petite fin.

- Question de foi : le pape Paul VII attend les voyageurs, des extraterrestres qui l"ont choisi pour une première rencontre et des révélations. Rien à redire, mais moins mon style, juste une question de goût sur le sujet.

- Rétrocession : Ishmaël est un vieux marin qui n'en a plus pour longtemps. Dans un bar, il rencontre Marion, un jaunasse, un jeune qui va embarquer pour la première fois. Il lui raconte succinctement son histoire puis lui fait cadeau de son journal. Et Marion va réaliser que oui, le vieillard avait raison, l'espace c'est magnifique, il vous change direct. Très jolie histoire pleine de sensibilité.

- Jonas : celle-ci, j'en ai lu la version un peu plus courte dans l'anthologie "Sales bêtes !". Plus qu'à remonter le fil des articles pour en lire ma mini-chronique. Je rajouterai juste que je pense avoir préféré la version courte.

- Trip : le protagoniste, on pourrait le qualifier de geek absolu. Tellement qu'il est prêt à foncer vers toutes les nouveautés. Sympathique récit qui pointe une des nouvelles dépendances de notre société. Bien aimé.

- Grand-veille : la grand-veille est un jour de fête où l'on célèbre une personne qui va mourir, avant de renaître sous la forme d'un clone. L'adolescent, héros de l'histoire, ne peut s'empêcher d'être un peu triste de voir partir sa mère, alors que son petit frère ne voit que les plaisirs de cette fête. Très sympa aussi, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle plus profonde qu'il n'y paraît et avec une fin inattendue.

- Notre-Dame des opossums : comme pour Jonas, je l'ai lue ailleurs, dans l'anthologie "Folie(s)" pour être précise. Et donc, comme pour Jonas, plus qu'à remonter le fil des articles pour (re)voir ma chronique. Malgré tout, je redirai quand même que c'est une très bonne histoire.

- Début de semaine : le président des Etats-Unis doit déclencher l'arme ultime, pour laisser une chance aux hommes, pour éviter les lancements des bombes nucléaires partout dans le monde. Encore une nouvelle que j'ai grandement appréciée.

- Le C.R.I.M. était presque parfait : Doom est un drôle de savant, il rêve ses inventions et au réveil, il les construit, sans plans, juste sous l'impulsion. La dernière, le C.R.I.M., lui semble être une porte vers d'autres dimensions. Challenger qui le supervise est intrigué : où disparaissent tous les objets ? Tellement intrigué qu'une idée folle lui vient. J'ai aimé l'idée et les personnages, mais un peu déçue par la fin.

- Le temps du repos : une créature millénaire attend et se remémore toute sa cruauté, sa faim dévorante et toujours pas apaisée. Sympa, mais je crois que j'aurais aimé un peu plus de gras.

- Noël lointain : Dumontier affirme au prévôt avoir vu le père Noël, mais l'homme lui affirme que c'est impossible, pas aussi loin de la terre, et puis même les enfants ne croient plus au bonhomme en rouge. Pourtant Dumontier sait ce qu'il a vu sur cette planète que les colons partagent avec les natifs de l'endroit, pacifiques et festifs extraterrestres. Amusante je dirais pour celle-ci. Une fin qui transforme le tout et donne une autre vision de l'histoire.

- Les enfants de nos enfants : dans cette nouvelle, nous suivons les possibles évolutions de l'homme. J'ai beaucoup aimé l'imagination de Southeast pour cette histoire. Elle clôture bien le recueil.

Un bon livre. Je ne suis pas une fan de science-fiction, mais de temps en temps, j'aime bien me laisser dévergonder par un auteur imaginatif. Et c'est le cas ici. Tous ces futurs sont bien écrits, bourrés d'idées, on y entre de bon gré et avec plaisir.

 

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