Papotages et travaux en cours

Le bla-bla et les projets, les avancées et les petites nouvelles.

Nouvelles volées de news diverses et pas variées

Que m'est-il arrivé depuis mes dernières news ?

Niveau publications, j'ai eu l'honneur d'être acceptée avec mon récit "Camarade" dans l'anthologie La folie aux Editions Jacques Flament, parue en septembre. Un de mes poèmes intitulé "De vers et d'os" a été accepté pour l'anthologie Des deux crânes, parution prévue cet automne. Un autre de mes poèmes titré "Le puits" sera au sommaire du  numéro un de la revue La piscine. Et j'ai composé un haïbun pour la revue numérique "L'écho de l'étroit chemin".

Je suis ravie de ces publications qui se sont glissées parmi les refus.

En attente de réponses pour plusieurs autres appels à textes, j'espère bien glisser un nouveau récit quelque part.

Sur les deux dernières semaines, j'ai écrit trois nouvelles, destinées à différents AT, ceux de "Symbiote/parasite", de "Les océans du futur" et "Tous aux abris !".

Petit résumé pour mes quelques lecteurs, de la dernière écrite "Tempus fugit" (qui aurait été pile poil dans le thème de l'AT "Espace-temps", mais j'y ai déjà envoyé deux textes) :
Le passage d'une comète dans le système solaire a un effet inattendu. Dorénavant, toutes les 24 h, le temps se réduit d'une minute. Le protagoniste raconte la lente perte du temps, comment il y fait face, comment sa famille réagit, comme le monde affronte le problème, tous impuissants face à l'échéance qui se rapproche très lentement.
C'est une nouvelle de Philip José Farmer intitulée "Fragments de journal parmi les ruines de ma mémoire" qui m'a directement inspiré ce récit.

Un extrait du projet foutraque

Une séquence de mon projet foutraque. Pour adultes. Une scène hot (comme toute le projet) et bien gentille (bien plus que le reste du projet).

http://catherine-robert68.e-monsite.com/pages/inedits.html#

Les travaux et projets du moment

Au niveau des publications, depuis mes dernières news, une seule à mon tableau : "La photo" paru dans la revue Gandahar sur le thème "Le prisonnier", série mythique des années 60. Pas beaucoup, mais je n'avais pas trop répondu, en tout cas, sérieusement, à des AT.

A côté de cela, j'ai tenté ma chance dernièrement sur une volée d'appels à textes. Sur les thèmes de : "La folie", "Entre rêves et irréalité", "Diable, c'est l'enfer !", "Blitzkrieg", "Sombres tombeaux", "Réalités", "Les deux crânes", "Animaux fabuleux", et "Espaces-temps", sans oublier l'appel à textes permanent de Malpertuis sur lequel je m'obstine. Les récits sont soit envoyés, soit prêts à l'être.

Je pense aussi m'essayer sur : "Malédictions" et "Eros", et envoyer un texte pour l'anthologie Ténèbres.

Je travaille aussi sur mon projet foutraque, cette suite de nouvelles quasiment indépendantes, mais situées dans le même monde dystopique de sexe et de contraintes. J'ai atteint les 160 000 signes et je laisse un peu reposer. Il me reste pas mal de boulot sur ce truc bizarre : retravailler une scène, en réécrire une autre complètement et terminer la dernière, entamée la semaine passée. Ca se fera, bientôt ou plus tard, mais ça se fera. Même si le texte n'a pas vocation à courir les éditeurs, ce serait bête de le laisser inachevé après autant de travail.

Et puis, je lis. Pas mal de romans d'horreur/gore ou de fantastique, avec parfois une incursion dans des histoires plus sf.

Le projet foutraque du moment

Très prise pas la vie, me voilà néanmoins relancée dans un nouveau projet long. Comme souvent avec moi, ce projet a démarré d'un rien. Pour être précise, d'un atelier porno sur l'Ecritoire des ombres (et oui, on visite vraiment tous les styles et genres sur ce forum). Ceux qui auront lu Greta doivent penser que ce genre d'exercices est pile poil dans mes facilités. Et bien non, au contraire, la scène porno toute simple (un peu comme dans les films de boules pourrait-on dire), sans contexte, sans enjeux, ce n'est pas du tout mon truc. Pour moi, ce n'est qu'un entremêlement de "bites, chattes, seins, couilles", et ça me semble, en fait, sans intérêt. Du coup, je n'y arrive pas, du coup, je m'entête. Et oui, j'ai comme ça des lubies, des obsessions, c'est un peu comme pour les scènes d'amour (pour d'autres raisons, je n'y arrive pas vraiment non plus), j'y retourne et j'y retourne en exercice.

Bref, après avoir tenté une première fois cet atelier porno pour un résultat moyen, j'ai voulu m'y replonger une seconde fois en prenant le problème différemment. Puisque une simple scène de boules ne me permettait pas de faire un truc que j'estimerais valable, j'allais enrober un peu le dit-truc. J'ai donc commencé un texte censé être court. Mais avec un contexte, un début, une chute, même réduit au minimum, le récit a atteint 10 000 signes. Trop long pour l'atelier, il est donc devenu une nouvelle indépendante. Son titre : Sexcellence. Dans cette histoire, je suis restée proche de ce qu'on pourrait appeler un porno basique que j'ai situé dans un lieu et une époque indéterminés, au sein d'un univers légèrement dystopique.

Pas hyper satisfaite du résultat, je m'étais néanmoins beaucoup amusée à l'écrire, et des tas d'idées sont venues ensuite se greffer. J'ai pensé que je pouvais bien visiter encore un peu ce monde plein de possibilités. J'ai donc écrit quatre autres nouvelles dans la foulée (enfin la foulée c'est 24 heures du lundi soir au mardi soir). Le total s'élevait déjà à 48 500 signes. Joli résultat pour un machin démarré sur un coup de tête. Mais je n'avais pas fini d'explorer mon concept.

Mercredi, donc hier (et quand paraîtra ce billet, avant-hier, j'espère que vous suivez), j'ai poursuivi. J'ai créé une sixième, puis une septième séquence et entamé la huitième. 40 000 nouveaux signes. Aujourd'hui matin (donc hier matin, dans la logique de la précédente parenthèse, ne vous déconcentrez pas), je me suis remise au clavier pour terminer cette grosse huitième séquence. Un peu beaucoup fatiguée, je me suis octroyée après ces 13 000 signes supplémentaires une vraie pause dodo.

Mais me voici avec un joli bébé bien avancé de 102 000 signes. Le bébé doit encore grossir, trois ou quatres séquences germent déjà dans mon cerveau survolté. Où s'arrêtera-t-il ? Trop tôt pour le dire puisque je ne sais pas vraiment à l'avance ce que mon esprit va inventer. Mais maintenant que j'ai passé ce seuil symbolique des 100 000, je dois bien avouer que j'aimerais atteindre un nouveau palier en visant les 150 000. Aucune certitude d'y arriver.

Le plus étrange dans ce travail/amusement, c'est qu'il n'a aucune utilité. J'écris pour rien, si ce n'est moi et mon plaisir. Ensuite, ce drôle de texte dormira sur mon disque dur. Pourquoi me direz-vous, ne pensé-je pas à tenter ma chance quelque part ? Oh répondrai-je, c'est que cet animal est une créature (très) étrange, trop à mon avis que pour se caler dans une case précise.

J'ai démarré, donc, sur une séquence porno. J'ai ensuite enchaîné avec deux séquences toujours porno, mais déjà plus sombres. A partir de la quatrième, on peut dire que j'avais replongé dans ce que je maîtrise mieux : le torture-porn.

Vous me direz, avec raison, que le torture-porn possède quelques débouchés. J'arugmenterai en poursuivant sur le rendu totalement décousu de mon projet. J'entasse des séquences sans lien entre elles, si ce n'est le même univers, je fais un mélange de séquences purement porno, d'autres de torture-porn. Je place le tout dans un univers dystopique réduit à son minimum (c'est vrai que je n'ai pas détaillé ce point, allez je vous aime bien, je vous en révèle plus, il s'agit d'un univers où le sexe est devenu une sorte de religion obligatoire avec un système de castes et des évaluations de compétence, des rendez-vous multiples imposés, et bien sûr des déviances diverses). Et pour en rajouter encore dans ce côté foutraque, il n'y a aucun équilibre entre les scènes puisque la plus courte ne fait pas 8000 signes tandis que la plus longue atteint presque les 38 000.

Pour résumer, ce n'est ni un roman, ni vraiment un recueil de nouvelles, ce n'est pas que du porno, ça lorgnerait vers du torture-porn (sans pour autant y être tout à fait), ce n'est pas non plus de la sf dystopique (monde bien trop peu détaillé), et l'ensemble offre un rendu structurel complètement déséquilibré. Et déséquilibré, il faudrait que je le sois pour envisager autre chose que mon plaisir d'écrire (bon, c'est vrai que je le suis, mais pas à ce point-là).

Vous ne dites plus rien. C'est bien, je vous ai convaincu. Et si pas, je me suis convaincue moi. Après tout, n'est-ce pas le principal.

Un inédit

Aujourd'hui, pas de chronique de livres ou de films. Trop de boulot, trop de fatigue, moins de temps pour lire. Alors, je me suis dit qu'un petit inédit ça changerait.

Et voici un lien direct vers le-dit inédit : http://catherine-robert68.e-monsite.com/pages/inedits.html#

Et rien ne vous empêche de lire les autres. Profitez-en, ils ne resteront peut-être pas éternellement.

Catégorie "Inédits"

Pas d'article, mais une petite mise en avant de ma catégorie "Inédits". Dans cette section, je poste des petits textes courts ou des poèmes. De façon sporadique, quand j'en ai envie. J'en ai remis un nouveau hier, j'en profite pour vous diriger par là.

http://catherine-robert68.e-monsite.com/pages/inedits.html#page1

Petites news

Déjà six mois que je n'ai plus donné de petites infos sur mes travaux en cours, sur mes projets, sur mes publications. Il est peut-être temps de remédier à cela.

Commençons par les publications, le plus gratifiant, qui fait chaud là tout au fond. Depuis début septembre, j'ai eu la chance de voir sorti dans les bacs deux anthologies auxquelles j'ai participé. "Dimension trash" d'abord, ensemble de textes dégoulinants de violence, de sang, de meurtres, et même de sexe. Ma petite nouvelle "Je suis méchante" s'y trouve bien calée. Ensuite, "Morts, dents, lames II", dans le même style extrême, mais que je n'ai pas encore lu (j'attends mon exemplaire auteur qui ne devrait pas tarder). Mon texte "15 minutes avant de mourir" y voisine certainement bien des horreurs à découvrir. Pour finir, et non des moindres, mon premier roman est sorti en novembre. "Greta" aux éditions TRASH. Je vous en ai déjà beaucoup parlé, mais je ne résiste pas à l'envie de répéter que cette sortie est un plaisir qui ne diminue pas, une vraie fierté surtout que les réactions des lecteurs sont en majorité bien positives, ça fait du bien à la confiance.

Continuons avec les travaux en cours et les projets. Rien de très défini, je dois dire. J'écris pourtant. Ces derniers mois, j'ai commis plusieurs nouvelles, certaines sont parties vers des AT dont j'attends les réponses, d'autres y ont été refusées, le petit bonhomme de chemin de tout auteur débutant. A côté de cela, je poursuis mes relectures sur mes deux textes longs. Je les corrige et les corrige encore, je les peaufine. Bon, je pourrais les considérer comme terminés, mais j'ai tout mon temps et je ne me plonge pas dedans tous les jours, j'alterne avec l'écriture de récits courts. Et puis, je n'ai pas de buts particuliers avec ces textes, ce qui augmente ma tendance naturelle à la procrastination.

A part ça, je lis beaucoup, ce qui est agréable et formateur, et je réfléchis aussi beaucoup. Me retenter à un texte long, à y songer, est un de mes projets. Je cherche juste l'idée.

Publi blues

Un ami a récemment comparé le bout du parcours d'édition d'un roman avec le baby blues. La réflexion m'a titillée ces derniers jours. Quand il a fait mention de cette déprime passagère commune à la plupart des femmes venant d'accoucher, je me suis dit que ce n'était pas ça que je ressentais. Mon état d'esprit à cet instant était différent. Mais maintenant, oui, j'ai l'impression d'être au plus proche de cet état.

Jusque Sèvres, j'étais plutôt dans un état de tension, de stress, d'angoise, de doutes, de fébrilité (n'en jetez plus la coupe est pleine). J'avais placé depuis plusieurs mois ce salon comme un objectif final des diverses étapes qui ont commencé par l'écriture de Greta. Deux jours après mon retour de cette expérience inoubliable, j'ai ressenti un énorme coup de blues, l'impression d'être vide, que tout ça était maintenant derrière moi et que devant, il n'y avait plus rien. Un peu ce que ressent une jeune mère lorsque son enfant n'est plus en elle donc. La différence entre les deux états, c'est que la jeune mère a maintenant son bébé à s'occuper. Or l'auteur, lui, son bébé, il est parti vivre sa vie, il n'est plus là. Etrange sensation que celle-là. Bien sûr, ce passage devrait être temporaire, remplacé par d'autres projets, en tout cas, je l'espère. Mais, et s'il devait s'aggraver ? Car peut-être ce vide ne masque-t-il qu'un autre vide. Pour ne pas ennuyer mes rares lecteurs, je n'irai pas plus loin dans l'introspection, ce n'est pas le but de ce post qui est de poser une analogie entre deux coup de blues.

Mais pourquoi ?

Mais pourquoi quoi ? Pourquoi écrire du gore donc ? La question est souvent implicite dans les réflexions, voire dans l'attitude, parfois, elle est posée sans complexe. Comme s'il fallait une raison pour écrire du saignant et pas pour écrire un beau conte gentil où tout le monde est rempli de bons sentiments avec le happy-end attendu. Mais oui, il faut encore s'expliquer sur cette orientation oh combien étrange, si pas indication d'un esprit perturbé.

Ecrire du gore, pour moi, est jouissif, une façon d'exorciser la violence. Cette violence qui m'effraie, et que j'évite avec toutes les astuces possibles. Autant la mienne enfouie si profond qu'elle me semble parfois inexistante, que celle des autres, ceux que je ne connais pas, qui me fait gerber, ceux que je pourrais rencontrer ou que je fréquente et qui m'angoisse.

En donnant naissance à des récits extrêmes, j'ai l'impression de remettre toute cette violence là d'où elle n'aurait jamais dû sortir : la fiction. Car j'écris de la fiction, et là est la différence. Ce que j'invente ne s'est jamais produit et ne se produira jamais, même si on pourra toujours trouver des parallèles avec tel fait divers ou tel autre.

Le trash, c'est aussi amusant, c'est pousser au maximum les bêtises qu'on se lâche parfois entre copains, c'est prendre un recul énorme et raconter n'importe quoi. "N'importe quoi" !? Pas vraiment non plus car j'aime les histoires structurées, logiques dans leur déroulement, qui se tiennent de bout en bout. Alors une intrigue qui n'est pas réelle, mais crédible dans sa trame, voilà ce que j'aime écrire.

Souvent, des personnes de mon entourage me voient comme si j'étais un peu folle. Au mieux. Au pire, on me prend vraiment pour une folle. Ce dont je me fous, j'écris ce que j'aime, et les petites mentalités n'ont qu'à s'y faire.

Depuis qu'il a lu "Péché de chair" dans l'anthologie Ténèbres 2015 chez Dreampress, une connaissance me regarde presque comme une salope, juste à cause de scènes hard en me demandant à chaque fois si j'ai écrit d'autres histoires cochonnes. Bon, il s'agit d'un vieux monsieur, et je pense que ça l'amuse, mais je trouve son attitude symptomatique. Pourquoi faut-il établir un parallèle entre l'écrit et l'être de l'auteur ? Je ne suis pas ce que j'écris, et même si l'opinion des autres m'indiffère, je me dis qu'il faut bien le clamer quelque part. Pour, peut-être faire évoluer les mentalités. Idéaliste et utopique ? Oui, peut-être, mais sait-on jamais.

Les avancées

Alors, où en suis-je de ces divers travaux en cours dont je vous parlais en mai ?

Reprenons dans l'ordre : 

- Une histoire post-apo dont la rédaction est terminée et dont le plus gros des relectures a été effectué. 140 000 sec :

J'ai allongé l'histoire pour passer les 160 000 signes. Là, l'histoire repose, pour ensuite entreprendre les nombreuses relectures et corrections. Du boulot en vue que je reporte pour l'instant.

- Une courte nouvelle tendance post-apo également, destinée à un appel à textes. Ecriture terminée, premières corrections effectuées. 3100 sec :

La nouvelle est finalisée et est partie en soumission pour l'appel à textes sur la mort des Artistes fous associés. Plus qu'à croiser les doigts.

- Un récit utopique terminé ce jour, destiné à un autre appel à textes, dead-line au 31 mai. Intérêt à me dépêcher pour les corrections et relectures. 23 000 sec :

Texte également finalisé et parti en soumission pour l'appel à textes du tremplin de l'imaginaire des Indés de l'imaginaire. Croisons également les doigts.

- Un court roman terminé que je dois me décider à retravailler :

Le manuscrit a été accepté par les éditions TRASH, les corrections sont en vue. Et bien évidemment, je ne vous cache pas ma joie.

A côté de ça, j'ai envoyé un texte pour l'appel à textes sur l'intelligence végétale de la revue Gandahar. Un autre partira peut-être pour l'appel à textes sur les chats des éditions Luciférine et un dernier vers un appel à textes ayant pour sujet le rêve par les éditions So What ?. Pour ces trois textes, peu d'espoir, ils ne me paraissent pas suffisamment maîtrisés.

Et je vais retravailler une longue nouvelle d'environ 65 000 signes pour la présenter à l'appel à textes permanent de Dreampress pour son anthologie "Ténèbres".

Quant à de nouveaux écrits, pas pour l'instant. Pas assez de temps dispo, un peu trop de fatigue et bien trop d'animation autour de moi. Sans oublier, le manque d'idées pour le moment.


 

"Enf(ant)er", nouvelle gagnante du concours de l'écritoire des ombres

Ces vacances, mon quotidien a été très chargé, je n'ai donc pas écrit grand chose. J'ai néanmoins participé au concours de l'écritoire des ombres, sur le sujet "enfer".

Ma nouvelle "Enf(ant)er" a terminé première, grande joie pour moi, et première fois que je gagne un concours.

19 nouvelles étaient en lice, 22 votants ont exprimé leur opinion sur les différents récits. Un bon moment, comme à chaque concours sur ce forum.

Pour ceux que ça intéresse, voici le lien vers la nouvelle gagnante (la mienne donc) : 

http://ecritoiredesombres.forumgratuit.org/t2682-la-femme-et-l-enfant

Adieu Gudule

Je ne connaissais pas vraiment cette grande dame de la littérature. Tout au plus l'ai-je découverte très récemment (à peine un mois) sur deux courts romans ("Géronima Hopkins attend le père Noël" et "Asylum"). Les sujets de ces deux récits m'avaient plu, et j'avais bien l'intention de poursuivre ma découverte de cette auteure.

Bien jeune pour mourir, trop jeune même. Je suis persuadée qu'elle aurait pu encore nous enchanter.

Une perte pour la littérature de genre, une perte pour sa famille, ses amis, également ses fans.

Mais sur quoi donc travaille-t-elle ?

Comme de plus en plus souvent, je travaille sur des tas de choses en même temps.

En chantier, plus ou moins avancé :

- Une histoire post-apo dont la rédaction est terminée et dont le plus gros des relectures a été effectué. 140 000 sec

- Une courte nouvelle tendance post-apo également, destinée à un appel à textes. Ecriture terminée, premières corrections effectuées. 3100 sec

- Un récit utopique terminé ce jour, destiné à un autre appel à textes, dead-line au 31 mai. Intérêt à me dépêcher pour les corrections et relectures. 23 000 sec

- Un court roman terminé que je dois me décider à retravailler.

L'interview

Répondre à une interview, c'est sympa, non. Surtout quand on ne l'a jamais fait. Et avant d'être harcelée par les journalistes en mal de vedettes (mais si, un jour), j'ai laissé Fabienne m'interroger. On raconte qu'elle est ma part sombre, ou le contraire, va-t-en savoir.

Fabienne : Bonjour. Pour commencer, parle-nous un peu de toi. Qui es-tu ? D'où viens-tu ?

Catherine : Il n'y a pas grand chose à dire. J'habite en Belgique, dans un petit coin des Ardennes, avec mes enfants. Quatre garçons, ce qui est loin d'être reposant, et déjà un petit-fils. Après avoir tenu une bouquinerie au village du livre de Redu pendant un court moment, j'ai continué à bricoler dans le même domaine, mais uniquement en déplacement, ce qui me permet de visiter des endroits différents et de rencontrer des gens différents.

F. : Catherine Robert n'est pas ton vrai nom, pourquoi avoir choisi un pseudonyme ?

C. : Cela remonte à loin, à mon enfance même. Depuis toute petite, j'ai toujours voulu écrire et à l'époque, bien sûr, je rêvais à publications, célébrité, et un pseudonyme allait de pair avec ces rêveries. Quand j'ai réellement commencé à écrire, je me suis choisi un pseudo, réalisant donc ainsi une partie de mes envies de petite fille. Mon pseudo est en outre un hommage à mes parents. Catherine étant le deuxième prénom de ma maman, et Robert, celui de mon papa. Ce sont eux qui ont forgé mon imaginaire et qui m'ont donné l'envie d'écrire. L'une par sa propre imagination débordante, l'autre par l'exemple.

F. : Depuis quand écris-tu ?

C. : Je pourrais répondre "depuis toujours", ça ne serait pas faux. Pas totalement vrai non plus. Je me rappelle qu'enfant, je commençais des petites histoires sur des cahiers, histoires que j'abandonnais toujours. A l'adolescence, je me suis mise à la poésie et j'ai écrit ma première nouvelle complète, disparue depuis au gré des déménagements. L'écriture me titillait, mais je n'étais pas prête je suppose. Ensuite, je me suis mariée, j'ai eu mes deux premiers enfants, et cette envie s'est assoupie, sans disparaître pour autant. Après mon divorce, j'ai eu une nouvelle période poétique. Ce n'est que vers trente ans, avec mon premier ordinateur et mon deuxième mariage, que ce besoin s'est réveillé. J'ai commencé à l'arrache un premier début de roman qui a fini par mourir suite aux divers crash informatiques subis. Vers 2004, j'ai entamé un nouveau roman que j'ai totalement abandonné en 2007 après plus ou moins 80 pages. Cet abandon a coïncidé avec ma découverte d'un forum d'écriture où je me suis inscrite, et celle de la rédaction de nouvelles. Pendant environ un an et demi, j'ai écrit une trentaine de nouvelles, dont très peu passeront à la postérité. J'avais beaucoup à apprendre. Puis certains aléas de la vie ont fait que l'écriture s'est à nouveau éloignée. Pour revenir vers 2013. Depuis, j'ai, je pense, pas mal progressé.

F. : C'est sur cette dernière période que tu as écrit "Péché de chair" et "Le jeu du mort", parle-nous un peu de ces deux nouvelles.

C. : "Péché de chair" fut écrite la première. Sur l'écritoire des ombres, forum qui a pris la suite du manoir du fantastique, j'ai découvert une littérature qui m'a beaucoup intéressée, un genre populaire s'il en est, la littérature Gore. Sur ce même forum, j'ai fait la connaissance du directeur des éditions TRASH, Schweinhund. Un espace lui était dédié pour présenter ses nouveautés. J'ai suivi un moment tout ce qui s'y racontait, et un jour je me suis décidée à passer ma première commande. J'ai beaucoup aimé mes lectures. J'ai ressorti des étagères poussiéreuses de mon cerveau, une idée qui datait déjà d'un bon moment, à laquelle je n'avais jamais donné corps. Je savais enfin comment j'allais l'écrire. Je me suis mise à l'ordi et j'ai pondu le premier jet en 24h. Après plusieurs relectures, j'ai demandé à Schweinhund, pour ne pas le nommer, s'il voulait bien me donner son avis. Mon premier exercice du genre, j'avais besoin d'être rassurée. Ce qu'il a très bien fait, son avis enthousiaste m'a poussée à tenter ma chance aux éditions Dreampress, avec la suite qu'on connaît. Au fond, c'est grâce à lui, non seulement que j'ai écrit cette nouvelle, mais aussi que je l'ai présentée. Je continue à lui en être très reconnaissante.

"Le jeu du mort" est quelque part de son fait aussi. Un jour, il a proposé à quelques membres de l'écritoire des ombres d'écrire des histoires de vampires inspirées par les personnages célèbres d'avant 70. Je n'y connais pas grand chose en vampires, à l'exception des films Dracula que mon père nous laissait regarder enfant. Ca remonte donc à loin. Mais sa proposition à laquelle je ne pensais pas donner suite, m'a donné envie de me plonger enfin dans le Dracula de Bram Stoker. Puis cette lecture a travaillé dans mon esprit, et j'ai finalement écrit une première mouture de ma nouvelle. Je n'avais aucune intention de la proposer, j'avais utilisé Dracula, le seul personnage déconseillé pour l'exercice. Schweinhund m'a convaincue de transformer mon histoire en la dédiant au comte Orlok qui n'est jamais qu'un Dracula pirate. Et cette histoire a été acceptée par Rivière Blanche.

F. : Peux-tu nous en dire un peu plus sur ces récits, nous faire un petit résumé ?

C. : "Péché de chair" est l'histoire de Romane, une quadra qui accepte mal de vieillir et qui se laisse embobiner par une communauté prônant la beauté du corps par la beauté de l'esprit. Mais l'image de paradis laisse vite place à des activités bien moins jolies. Romane va plonger sous l'influence totale du gourou, Xergès.

"Le jeu du mort" met en scène Johan de retour pour les vacances dans sa Transylvanie natale, en compagnie de son ami André, un jeune homme fasciné par la légende du comte Orlok. Johan se laisse convaincre de visiter le château. Il s'y retrouve pris au piège avec André qui semble perdre l'esprit.

F. : Ces deux récits sont-ils tes premières publications ?

C. : Pas vraiment, mais ce sont mes deux premières publications d'importance. Avant cela, j'ai eu quelques nouvelles publiées par l'éphémère Nousvelles, un poème pris chez Reflet d'ombre, un autre dans le webzine Absinthe.

F. : Quels sont tes projets ?

C. : Je travaille sur plein de trucs à la fois. Certains parviendront peut-être à des publications, je l'espère en tout cas. J'ai toujours dans mes tiroirs, mon recueil de sonnets classiques qui cherche un éditeur. J'ai finalisé plusieurs récits que je dois encore travailler pour les peaufiner, et je tente des appels à textes. On verra bien où tout cela me mènera. Et bien sûr, j'ai la sortie en septembre de la version originale française de mon récit vampirique.

F. : Comment écris-tu ? Es-tu plutôt long ou court ? Méthodique ou bordélique ?

C. : J'écris quand j'ai envie. Je suis totalement incapable de me tenir à un schéma de travail, de me dire que je vais écrire de telle heure à telle heure ou tel jour bien défini. L'idée nait dans mon esprit, y travaille de façon presque inconsciente, puis je me mets devant l'ordi avec l'impression de ne pas savoir ce que je vais écrire et j'écris. Je suis indéniablement plutôt format court. J'ai du mal à trouver les péripéties pour du long, je coince donc toujours à un moment. La nouvelle ne souffre pas de ce besoin de péripéties ou de pauses. On y va plus vite à l'essentiel, l'action est concentrée, les personnages limités, ça me convient. La plupart du temps, j'écris très rapidement le premier jet, aussi bien sur les micro-nouvelles que sur les nouvelles plus longues. Quand j'ai l'inspiration/motivation, j'enchaîne les mots à un haut rythme. J'écris de plus en plus au  kilomètre, avec juste quelques repères, quelques images qui me trottent dans la tête, parfois, juste une première phrase qui entraîne toute la suite.

F. : Tu as parlé de l'écritoire des ombres, on m'a confié que tu y avais un rôle, parle-nous de ce forum.

C. : L'écritoire des ombres est un forum centré sur les écritures/littératures de l'imaginaire, sfff et cousins. Il a été créé par Zaroff et Paladin fin 2011. J'en suis devenue administratrice depuis janvier. Le concept est simple, les membres proposent leurs écrits, on se lit les uns les autres et on donne notre avis sur les productions, un avis honnête et constructif. C'est très convivial, et au fil des années, s'est créé un cercle de potes heureux de se retrouver. Deux concours sont organisés chaque année, ils ne rapportent pas grand chose (un livre choisi dans une caisse exprès), mais sont appréciés. Ce forum m'a beaucoup apporté au niveau de mon écriture et je conseille à tous les jeunes auteurs de se trouver un endroit du genre, idéal pour progresser.

F. : Je te remercie d'avoir répondu à mes questions.

C. : Merci à toi pour ce bon moment.

Ouverture de mon site

Un auteur à notre époque se doit de posséder son site. Obligation moderne. Alors allons-y et tentons de créer quelque chose de pas trop mal (ce qui, vu mes capacités dans le domaine, n'est pas gagné).

Sur ce site, je vous indiquerai mes parutions au fur et à mesure de leur sortie. Je vous préviendrai des séances dédicaces. Et parfois, je vous offrirai un inédit ou l'autre (pas trop souvent, la malle n'est pas sans fond).

Et sur le blog, je vous tiendrai au courant de mes projets, de mes avancées. Mais aussi de mes coups de coeur.

Tout ceci à un rythme totalement irrégulier cohérent avec ma façon de travailler.