Retour de Sèvres

De retour de Sèvres, de cette expérience qu'on ne vit qu'une fois : sa première séance de dédicaces. Mais commençons par le début.

Je démarre le vendredi matin, 370 km, pas envie de les faire le samedi et d'arriver claquée. J'espère avoir pensé à tout. Evidemment non, j'ai oublié quelques petites bricoles. Rien de grave ou qui ne peut se solutionner dans un magasin ou l'autre. J'ai fait le plein de mes livres à dédicacer. Parée quoi.

Route tranquille, je me goure à peine d'une rue arrivée à ma destination du jour. Je loge chez Nelly Chadour qui a eu la gentillesse d'héberger une pauvre auteure perdue près de Paris. Je flippe un peu, mais ça passe vite. Nelly est adorable, amusante et sympathique. Une soirée super avec pizza, bières (oui, enfin, une chacune) et discussions tous azimuts. Sans oublier le chat, membre à part entière de la famille. Puis rencontre du conjoint de ma logeuse, tout aussi sympa. Une bonne entrée en matière de mon week-end.

Après une bonne nuit de sommeil, direction Sèvres. On se débrouille pas trop mal pour trouver l'endroit et on a la chance de choper une place de parking presque en face. Tout commence bien donc. Moi je suis Nelly, me sens stressée (c'est peu de le dire), mal à l'aise, et tout ce qu'on veut du style. Toutes ces personnes à rencontrer, éditeurs, auteurs, lecteurs, ça fait beaucoup pour la solitaire que je suis profondément. Bien sûr, j'angoisse pour rien, tout le monde est super gentil. N'empêche, je suis en mode cerveau vide. A tel point qu'à la première demande de dédicace, je reste plusieurs minutes (enfin, c'était peut-être plus des secondes, mais ça m'a paru une éternité) sans rien qui vient, aucune idée, le néant total, et évidemment bien gênée en face de l'acheteur pourtant très patient et compréhensif.

Puis les dédicaces s'enchaînent, les petits mots viennent plus facilement, mais je dois dire que ça reste compliqué. Et tout reste stressant. Au fond, je demeure la journée entière bien tendue, et ma timidité exacerbée m'empêche même un long moment de demander moi-même des dédicaces. J'ai d'ailleurs laissé tous mes bouquins dans mon véhicule, ne me décidant à les amener près de moi dans la salle que dans l'après-midi bien entamée. Aborder les auteurs : euh... ouais, bien sûr, mais doucement, c'est un gros effort de volonté. Au final, je n'en ai obtenu qu'une partie. Ah, c'est que la journée a filé bien vite. Bien trop vite. J'y serais resté encore plusieurs heures. Aucune envie de repartir. Mais vraiment aucune. J'ai beau n'avoir jamais été à l'aise, avoir eu le syndrome cerveau vide du début à la fin, avoir du coup certainement paru proche du débile profond incapable d'aligner trois mots, avoir oublié tout ce dont je voulais parler (ça ne m'est même pas encore revenu), ça m'a plu.

J'ai fait la connaissance physique de tout un tas de personnes plus sympathiques les unes que les autres. A commencer par mes éditeurs : Julien, un amour, Schweihunnd, encore plus adorable si c'est possible, en 3D qu'au cours de nos nombreux écchanges virtuels. Merci à eux pour ce moment formidable qui restera vif longtemps dans ma mémoire. Et merci à tous ceux que j'ai eu le bonheur de rencontrer, trop nombreux pour que je les cite tous, donc pour ne pas risquer d'en oublier, je fais un remerciement général.

De retour à la maison, avec des souvenirs plein la tête, et un peu de tristesse de ne plus être là-bas. Mais aussi l'espoir de revivre ça un jour.

 

La photo souvenir du jour, entre mes deux éditeurs, Julien Heylbroeck et Schweinhunnd. Le cliché idéal pour immortaliser ce moment important car sans eux, je n'aurais jamais vécu une telle expérience.

 

Souvenir sevres

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