Greta par Cédric Murphy

Murphy me fait le plaisir d'une belle chronique sur son blog. Merci beaucoup à lui.

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Ce que j’ai aimé de Greta :

Il ne s’agit pas du Trash le plus gore que je connaisse et c’est pour moi une surprise bien venue. Non pas que je n’aime pas le gore, mais j’aime être surpris. Et ici on joue plus sur l’horreur psychologique que visuelle, bien que cette dernière ne soit pas en reste, loin de là. Mais le plus impactant pour moi a bien été tout ce travail sur la psychologie du personnage et ses craintes plus que justifiées sur ce qui l’attendra le jour suivant. C’est d’autant plus prenant que cet aspect est particulièrement réussi. On se sent à la place du personnage, on subit avec elle les épreuves, et on est à la fois impatient et terrifié à l’idée de découvrir l’épreuve suivante.

D’ailleurs, à chaque chapitre, on pense avoir atteint l’idée la plus horrible possible pour une telle histoire. Puis le chapitre suivant vient nous détromper. De l’attente sordide, on passe aux sévices purs et durs, physiques puis mentaux, puis les deux. Catherine Robert ne manque définitivement pas d’idées pour ses récits. Et si certains sévices m’ont paru un peu dénoter par rapport au reste (les jeux de société notamment, qui me semblent bien plus élaborés que les autres épreuves), tous présentent une horreur égale, sinon supérieure à ses prédécesseurs, et quasi insoutenable.

On en redemanderait presque, à la fin, si on ne se rationnalisait pas un peu en se disant que quelques chapitres de plus nous seraient définitivement insoutenables justement.

Enfin, une précision s’impose. Ma critique tourne principalement autour de l’aspect dérangeant et horrible de Greta. Mais c’est finalement bien plus qu’un simple texte gore ou malsain. C’est aussi un texte qui dérange parce qu’on se demande à chaque page « et moi, j’aurais fait quoi à sa place ? ». Et la réponse est rarement engageante. C’est à ce titre que Greta est aussi effroyable que géniale. Son aspect proche de la fable, survival poussé à l’extrême, en fait vraiment quelque chose d’à part.

 

 

Ce que j’ai moins aimé :

Un unique bémol me vient à l’esprit : j’aurais aimé en savoir plus sur ce monde où évoluent les personnages. Pas que la prison mais le monde entier autour, qui a mené à ça. Je savais bien que ça ne serait pas le but du livre, et il y a tout de même quelques éléments informatifs sur le contexte. De même, je serais d’accord si on me dit que ce n’était pas le but de l’histoire de toute façon. Mais la curiosité est tenace chez moi.

 

Ce que j’en retiens au final :

Greta est simplement une perle horrifique et dérangeante. S’il ne fallait en retenir qu’un mot, ce serait d’ailleurs celui-ci : dérangeant. Et addictif.

Avec son style entraînant, son personnage central réussi et attachant, on s’enfonce dans l’horreur pure sans pouvoir se détacher de sa lecture.

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Le lien vers l'article et donc le blog :

http://murphypoppy.canalblog.com/archives/2016/12/29/34740861.html

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