Greta, deux ans plus tard

Il y a deux ans sortait mon premier roman, Greta, aux éditions TRASH. Une période extrêmement exaltante sur laquelle, alors qu'approche la sortie de mon nouvel (double) opus, j'ai envie de revenir. Petite nostalgie. Greta, qui fut d'abord une courte nouvelle, avant de s'allonger pour devenir un court roman, est donc sorti en novembre 2015, juste un an après son écriture. A l'époque, mes publications se comptaient sur les doigts d'une seule main, et au moment de l'acceptation du manuscrit, elles se résumaient à deux, à venir. TRASH a donc fait le pari d'une autrice inconnue, audace dont je suis, on peut s'en douter, toujours aussi reconnaissante. Après quatre ans d'activité, TRASH met la clé sous la porte et Greta est désormais épuisé. Si j'osais, je dirais qu'il est maintenant devenu collector. Au cours de ses deux ans d'exploitation, mon petit roman a engrangé une quinzaine de critiques toutes positives dont je suis bien évidemment très fière.

Extraits :

"C'est un bouquin merveilleux, digne d'un 1984 et sa salle 101. On peut également y voir certains accents d'un Enfer vertical de Brussolo. Cette non-existence rappelle que l'homme peut être un redoutable prédateur envers ses semblables et que cette radicalité engrange des monstres. Et jamais Catherine Robert n'a été aussi proche d'un George Orwell qu'en prouvant que "La liberté, c'est l'esclavage". (Zaroff)

"La superbe illustration de couverture rappelle la série des Ilsa (Ilsa, She Wolf of the SS et ses suites), tout comme le décor choisi, désertique, très Ilsa, Harem Keeper of the Oil Sheiks (1976).
Mais ne nous fions pas aux apparences : Greta n'est pas Ilsa. Le personnage né de l'imagination délirante de Catherine Robert s'avère moins caricatural, moins monolithique et surtout moins unidimensionnel que son illustre ancêtre."
(Blahom)

"Quand j'ai lu le prologue, cela m'a rappelé Antigone d'Anouilh. Au début de la pièce Antigone explique que c'est un drame et que ça va mal finir, elle emploie l'expression "le sale espoir", il ne faut pas attendre de happy-end, et elle aussi, d'une certaine façon, gagne contre son oncle." (Perroccina)

"J’ai beaucoup aimé le ton presque aussi desséché que le monde où évolue Greta. Une unité se dégage qui mène au-delà de l’horreur. Bravo pour cette constance, ces paliers morbides que l’on doit franchir en même temps que l’héroïne. On fait corps avec elle et c’est très fort." (Françoise Grenier Droesch)

"Catherine a un talent pour brosser la psychologie de ses personnages. Dans ses récits, il est toujours facile de comprendre leur ressenti, leurs motivations, et là réside le point fort de ce roman. Car au-delà des horreurs que Greta vit (et elle en vit, il n'y a pas mensonge sur la marchandise), c'est le fait de les vivre avec elle, de l'accompagner psychologiquement dans tout le processus de déshumanisation et d'aliénation qui heurte et qui donne toute son ampleur à la violence du récit." (Amaranth)

"Bref, une sublime métaphore, nihiliste à souhait, de notre monde miné par le darwinisme social. Le tout sans avoir l'air d'y toucher. Chapeau bas." (David Coulon)

"Alors oui : il y a des moments dans ce livre qui choquent, qui font mal, qui dégoûtent. Mais demandez-vous pourquoi ça vous touche autant. Peut-être tout simplement parce que nous sommes tous des Greta mais refusons de l'admettre." (Raven)

"Tout au long de ma lecture, j'ai beaucoup pensé à 1984, de George Orwell. La geôlière devient prisonnière, et tous les sévices subis ont pour but de faire entrer dans le crâne de Greta qu'elle n'est rien, qu'elle ne vaut rien, que sa vie n'a aucune importance. On est avec elle du début à la fin, et on ne lui en veut pour rien : elle tente seulement de survivre." (Naëlle)

"Même si cela fait partiellement partie des règles du genre, on ne peut qu’être impressionné par le systématisme avec lequel Catherine s’acharne sur son personnage pour l’anéantir tant physiquement que psychologiquement. Un acharnement sadien, serait-on tenté de dire. Une riche élite qui se divertit du spectacle de la progressive déchéance morale de pauvres personnes, un grand lieu clos d’où on ne sait pas s’échapper, où les règles de la société « normale » n’ont plus cours, lieu entièrement régi par des règles arbitraires édictées par les plus forts, humiliations, tortures et sévices sexuels à gogo, (…) Toute proportion gardée, on sent des effluves des 120 Journées de Sodome." (Sandy Foulon)

"Ouaaaaaahhhh... J'ai commencé, curieux, et un peu dubitatif aussi, m'attendant déjà à l'accumulation de sévices bas du front sans scénario commune aux films de nazisploitation dont Greta se revendique. J'ai pas lâché le bouquin avant d'avoir fini, deux heures plus tard. C'est très dur (très très dur, et c'est pas une question de gore ou d'horreur graphique, c'est dans ce que ça raconte que ça se passe), très violent, mystérieux et fascinant." (Corvis)

"Il ne s’agit pas du Trash le plus gore que je connaisse et c’est pour moi une surprise bien venue. Non pas que je n’aime pas le gore, mais j’aime être surpris. Et ici on joue plus sur l’horreur psychologique que visuelle, bien que cette dernière ne soit pas en reste, loin de là. Mais le plus impactant pour moi a bien été tout ce travail sur la psychologie du personnage et ses craintes plus que justifiées sur ce qui l’attendra le jour suivant. C’est d’autant plus prenant que cet aspect est particulièrement réussi. On se sent à la place du personnage, on subit avec elle les épreuves (...) Mais c’est finalement bien plus qu’un simple texte gore ou malsain. C’est aussi un texte qui dérange parce qu’on se demande à chaque page « et moi, j’aurais fait quoi à sa place ? ». Et la réponse est rarement engageante." (Murphy)

Les critiques complètes, plus quelques autres sont toujours disponible dans cette catégorie du blog.

Greta est maintenant derrière moi, d'autres bonheurs éditoriaux m'attendent, mais Greta restera toujours au fond de moi, à une place de choix.

Et maintenant ? Et bien, comme certains le savent, Thanatéros approche. Plus que trois mois à attendre (mars 2018). J'aurai l'occasion de revenir dessus, peut-être même en profiterai-je pour reparler de Greta.

"

Commentaires (2)

Julien H
  • 1. Julien H | 06/12/2017
Je suis très fier d'avoir pu publier ce roman grâce à mon compère trashien. Greta, je ne devrais probablement pas le dire, est un des 20 bouquins que nous avons proposé que je préfère. :)
Merci à toi pour ce bijou et j'espère que tu auras l'occasion de lui donner un jour une deuxième vie et pourquoi pas, la diffusion qu'il mérite.

Amitiés
catherinerobert68
  • 2. catherinerobert68 (site web) | 07/12/2017
Merci surtout à toi et à Schweinhund de l'avoir publié ce bouquin. Ce fut un plaisir et un honneur que de vivre ma première aventure de "romancière" avec vous. Je n'aurais pu rêver meilleurs accompagnateurs pour l'autrice débutante que je suis.
Amitiés et plein de succès pour la suite

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