Films/série

Quelques visionnages, beaucoup de films, un peu de série.

Stranger things

Un soir, en 1983, un enfant, Will, disparaît, on ne retrouve que son vélo. Alors que la mère et le frère de Will tente désespérément de le retrouver, ses trois copains font de même et découvrent Onze, une autre enfant qui semble détenir bien des secrets. Tout en la cachant, ils vont continuer leur enquête tandis que la région semble de plus en plus entourée d'une aura de mystère, et en proie à des phénomènes paranormaux auxquels Onze n'est pas étrangère.

Une série à l'ambiance old-school, un petit vent des années quatre-vingts qui fait du bien. Agréable à regarder avec de bons acteurs, aussi bien adultes qu'enfants. Un bon moment. La saison deux est tout aussi agréable, même si l'effet de surprise n'y est plus et qu'au fond, pour être honnête, elle n'était pas forcément obligatoire. Mais puisque sympathique, pourquoi pas.

Black mirror saison une

Datant de 2011, cette première saison est composée de trois épisodes, explorant tous un futur d'anticipation proche flirtant avec la dystopie. Le titre Black mirror fait référence aux écrans noirs de nos technologies modernes : smartphones, télévision, ordinateur... Le principe de la série est de prendre un aspect de notre vie moderne et high tech pour le projeter dans un avenir qui ressemble à notre monde actuel avec juste une petite pointe de progrès en plus (des progrès qui sont assez souvent juste une extrapolation de ce que nous possédons déjà, des progrès qui sont à nos portes), puis de pervertir l'utilisation de ces technologies pour en montrer tout le danger.

L'hymne national : Michaël Callow, premier ministre britanique commence sa journée par un kidnapping inhabituel, d'abord par la personne : la princesse Susannah, ensuite par la revendication du criminel : que lui, le premier ministre, ait des rapports avec une truie en direct devant le monde entier. D'abord écoeuré, Callow refuse net cette idée, mais toutes les tentatives pour démasquer le preneur d'otage et libérer la princesse échouent, tandis que petit à petit, l'opinion publique, hostile au chantage dans un premier temps, change maintenant d'avis et presse Michaël d'accomplir son devoir pour sauver la princesse.

Ce premier épisode explore les dérives des médias et le voyeurisme du public. Assez sordide, l'histoire va au bout de son propos, le rapport sera accompli, tout le monde regardera, attiré par un acte qui fascine et révulse à la fois, incapable de faire autrement  Bon démarrage de série avec un épisode marquant.

15 millions de mérites : Bing vit, dans un immense immeuble où il occupe une minuscule chambre aux murs tapissés d'écrans de télévision qui diffuse des émissions débilitantes et des publicités en permanence. Le quotidien de Bing consiste à pédaler sur un vélo d'appartement pour fournir de l'électricité, dans une grande salle, entouré d'autres personnes qui font comme lui. Plus ils pédalent, plus ils gagnent de l'argent virtuel qui leur permet d'accéder au nécessaire et à quelques privilèges : chambre plus grande, publicité moins présente, choix des émissions... Bing accomplit sa tâche mécaniquement sans envie particulière, sans zèle, sans plaisir, résigné. Un jour, il fait la connaissance d'Abi, une jeune femme à la voix magnifique. Persuadé qu'elle peut devenir célèbre, il lui offre, dépensant au passage toutes ses économies, son ticket d'entrée pour l'émission de télé-crochet Hot shot. Le jury est séduit, mais il y a trop de chanteuses, ils ne peuvent lui proposer que du porno. Déstabilisée par le public, les juges, et la drogue prise à son insu avant son passage, Abi finit par accepter. Bing, lui, retrouve sa chambrette complètement désabusé jusqu'au jour où il découvre Abi dans ses nouvelles oeuvres sur des écrans qu'il ne peut couper, n'ayant plus assez d'argent. A partir de là, en rage, Bing va économiser le moindre centime, en pédalant, en volant, en mangeant moins. Economiser pour obtenir les quinze millions nécessaires à son inscription à Hot shot.

La découverte d'une téléréalité, pervertie bien sûr, mais pas trop, juste ce qu'il faut pour interpeller, dans un monde où rien ne compte que de garder ses maigres privilèges et de pédaler pour en obtenir de meilleurs, avec les rêves de gloire vendus par les médias.Abrutissement du peuple sans réel espoir de s'en sortir au bout. Un bon épisode également.

Retour sur images : Liam comme quasi tout le monde possède une puce implantée qui lui permet de filmer tous les événements de sa vie et de les visionner n'importe quand. Lors d'une soirée où il rejoint son épouse, il trouve celle-ci bizarre et se met à douter de sa fidélité. A force de regarder les images, il finit par se persuader qu'elle le trompe. Malgré le démenti de sa femme qui lui explique n'avoir eu qu'une brève aventure avec Jonas longtemps auparavant, il n'arrive pas à étouffer sa jalousie et finit par  se rendre complètement saoul chez son rival. De plus en plus déchaîné, il va le forcer à effacer toutes les scènes impliquant Ffion, mais surtout, il va découvrir qu'il n'avait pas tort et que sa femme l'a bien trompé.

La question ici est : pouvoir revenir en détail sur son passé à loisir est-ce une bonne chose ? Ne vaut-il pas mieux vivre dans le présent et tourné vers l'avenir ? Un épisode un peu moins marquant, peut-être parce qu'il explore moins la société en se concentrant sur le drame d'un couple. Le travers de la technologie explorée s'en trouve donc amoindri.

Au final, une première saison que j'ai beaucoup apprécié. Le principe de nous projeter dans une anticipation très proche, une dystopie légère se basant sur des travers déjà en place se révèle effrayant. Au bout, on se dit que le monde est déjà comme celui montré dans chaque épisode et c'est cela qui marque.

Circle

Une cinquantaine de personnes se réveillent dans une pièce close, chacune d'entre elles se trouve debout dans un cercle dont elle ne peut sortir sous peine de mourir immédiatement. Très vite, elles se rendent compte que la mort vient aussi autrement. L'une après l'autre, toutes les deux minutes, l'une d'entre elles meurt. Après avoir compris qu'en fait, elles décident toutes qui sera la prochaine victime par un vote secret émis par leur cerveau, elles cherchent un moyen de s'en sortir tandis que diminue le groupe. Bien vite, se fait jour, les lâchetés, les manipulations, les haines diverses pour gagner juste encore un peu de temps, pour espérer être le dernier, celui qui survivra.

Film étrange qui laisse au bout son lot de questions. Pourquoi sont-ils là ? Qui  les a enlevés ? Dans quel but ? On n'en saura rien, et pour moi, ce n'est pas important, j'ai suivi avec intérêt ce décompte mortel et la psychologie des personnages, qui est avouons-le quand même un peu caricaturale. Reste un film intéressant par son atmosphère mystérieuse et son idée de base.

Vendredi 13

Prise d'une envie subite, alors que cette saga ne m'avait jamais attirée, j'ai enchaîné les dix déclinaisons de la légende de Jason Voorhees. Première chose, j'étais depuis bien longtemps déjà, persuadée d'avoir vu au moins un ou deux films de la licence. Et bien non, rien, nada, pas un des opus ; pas une des scènes ne m'a rappelé quelque chose. Étrange. Soit, je ne me rappelle de rien de ce que j'ai pu regarder il y a des années, soit je me rappelais de choses que je n'ai pas faites. La première est plus rassurante n'est-ce pas. Revenons-en à nos moutons. L'histoire est centrée sur le personnage de Jason, mort noyé enfant dans le lac de Crystal lake. Deux décennies plus tard, Jason revient pour se venger et zigouille tout ce qui bouge autour de son lac, à commencer par une bande de mono ayant rouvert la colo. Jusqu'au numéro sept de la série, on déroge peu à cette règle, l'action se situe toujours autour du lac, dans les bois, parfois dans des maisons isolées. Au huitième, pour se renouveler peut-être, on change le lieu de l'action en commençant par un bateau qui remonte vers New York puis par New York lui-même, tandis que le dix visite carrément l'espace et le futur.

Si le premier a le mérite de la surprise (même si pas vraiment non plus, vu tout ce qui a été dit et écrit sur ces films) - je ne m'attendais pas par exemple à l'identité du tueur- , ensuite, cela devient répétitif puisque l'histoire ne change jamais : une bande de jeunes (auxquels, on rajoute parfois, un adulte ou l'autre, et parfois un enfant) qui se retrouvent autour de Cristal lake et l'irruption de Jason qui dézingue à tour de bras et de toutes les façons qui se présentent à lui. Jusqu'aux détails qui se répètent en clichés récurrents : un orage, des voitures pourries qui ne démarrent pas, le perso sauvé toujours féminin, des parties de jambes en l'air qui finissent sous l'ire de Jason, quelques nus disséminés, un perso un peu bouffon. A l'exception des numéros quatre, cinq, et six qui présentent un personnage récurrent, les personnages changent à chaque fois. Dans ces trois déclinaisons, Tommy affronte le tueur au masque de hockey, d'abord en tant qu'enfant, ensuite en tant que jeune adulte et malgré le scepticisme des autres et de la police, ça donne une petite nouveauté intéressante. Les opus huit et dix permettent donc de changer d'endroits, mais au fond, et en tout cas, pour le huit, rien ne change. Quant au neuf, il a choisi de la jouer "le monstre doit trouver un membre de sa famille" un peu comme ce fut le cas dans Halloween et dans Les griffes de la nuit, ce qui fait que question originalité, on ne s'y retrouve pas non plus. Le dix, à ce niveau, propose au moins du vrai changement : Jason se retrouve cryogénisé après une lutte avec une scientifique. 455 ans plus tard, on les découvre, on les emmène dans l'espace, on soigne la femme, on examine le cadavre de Jason, qui bien sûr se réveille et entame son boulot de boucher. Si sur le fond, c'est pareil, au moins, on a un peu plus de dépaysement. Donc, une saga assez répétitive, mais qui peut plaire par les massacres perpétrés par Jason. Détail amusant, dans le premier film, Jason change de nom dans la version française et devient Jacky, ce qui peut surprendre tant on est habitué à son patronyme légendaire.

Alien : Convenant

Cet opus prend suite dix ans après Prometheus. L'USCSS Covenant vogue vers Origae-6, planète aux conditions idéales pour une colonisation. A son bord, cryogénisés quinze membres d'équipage, 2000 colons, et 1140 embryons. Seul Walter, l'androïde, n'est pas en hibernation et s'occupe de l'intendance du vaisseau. Une éruption stellaire non détectée provoque de lourds dégâts et réveille l'équipage, tout en tuant le capitaine et quelques colons. Après les réparations, le Covenant perçoit un étrange signal venu d'une planète proche. Peu désireux de se rendormir, l'équipage décide d'aller à la source malgré l'opposition de Daniels, la veuve du capitaine Branson. Après un atterrissage houleux, ils découvrent des conditions de vie optimales, meilleures que celles estimées sur Origae-6. Le docteur Oram et Ledward partent de leur côté pour prélever des échantillons biologiques, mais Ledward est infecté par un spore invisible et tombe malade, tandis que le reste du groupe, lui fait route vers le point d'émission du signal et qu'un des hommes est également infecté. Le docteur Oram, affolée par l'état de son équipier, le ramène au vaisseau. Bientôt, une créature, le néomorphe, s'extirpe du corps du blessé et s'attaque au docteur, que Faris, la pilote, terrorisée, a enfermée avec le monstre. Dans la panique, Faris tire sur des explosifs, tout est détruit. De leur côté, l'autre groupe continue d'avancer et une deuxième créature éclôt pour attaquer aussitôt la patrouille. Walter sacrifie sa main pour sauver Daniels, et l'arrivée de David, l'androïde, unique rescapé du Prometheus, fait fuir les deux monstres. Après avoir tenté de rejoindre la navette, et l'avoir vue exploser, les hommes accompagnent David vers son refuge, une immense bâtisse, tout autant qu'une gigantesque nécropole où toute vie a été éradiquée dans des souffrances effroyables. L'horreur pour les explorateurs est loin d'être terminée.

Suite de Prometheus, qui peut néanmoins être regardée à part, Covenant se rapproche un peu plus du modèle de la tétralogie d'origine. Les questionnements existensiels assez lourds du premier opus restent néanmoins présents mais mieux équilibrés. Un progrès donc. Et le rôle de David, l'androïde qui se rève créateur est intéressant. Le film, comme tous ses prédécesseurs, propose aussi un personnage féminin fort, héros central de l'intrigue, mais qui n'a pas le charisme de Sigourney Weaver. On ne peut cependant pas dire qu'on retrouve l'univers des quatre premiers opus, malgré les créatures. Il manque la tension générée à l'époque, peut-être par le choix de ses lieux clos (respectivement, un vaisseau dans l'espace, une base fermée sur elle-même, une prison tout aussi hermétique, et à nouveau un vaisseau). Ici, la tension n'est pas énorme, aucun sursaut de surprise à une attaque. Je dirais que le film est plus proche de l'aventure que de l'horreur de science-fiction. Cela-dit, j'ai aimé malgré tout, en voyant cela comme une autre approche du mythe.

La planète des singes : la guerre de la planète des singes

Deux ans ont passés depuis le précédent opus (L'affrontement). Depuis, des militaires descendus du nord traquent les singes toujours menés par César. Lors d'une attaque sur leur refuge, la femme et le fils aîné de César sont tués par un colonel extrêmiste. César, fou de douleur, décide de ne pas accompagner son clan dans son repli et de se lancer dans une quête vengeresse. Bientôt rejoint par Rocket, Maurice, et Luca, il fait route vers le camp des soldats. Sur son chemin, il va d'abord rencontrer une petite fille muette dont il vient de tuer le père. Pour ne pas l'abandonner à son sort, il la prend avec lui. Puis ce sera la rencontre d'un singe un peu loufoque qui accepte de leur montrer le lieu de retrait des militaires. Mais après la mort de Luca, obsédé par sa haine, et bien qu'arrivé à destination, César décide de continuer seul. Il découvre l'horreur du sort réservé aux singes, et à son clan capturé peu avant. Tous doivent travailler à construire un mur sans être nourris. Le vieux chef finit par se faire capturer et se retrouve confronté au colonel dont il découvre le but ultime, presque une mission sacrée pour cet  homme dément : éradiquer tous les hommes qui souffrent d'une mutation du virus. Cette mutation fait régresser les êtres humains et le colonel ne peut le supporter. Après bien des sévices, César, aidé par ses amis restés à l'extérieur, parvient à libérer son peuple, tandis qu'une troupe de soldats arrive pour combatre le colonel et son armée.

Tout d'abord, je reste une fan de la franchise, et j'avais beaucoup apprécié les deux premiers épisodes de ce reboot. J'aime toujours autant. Ici, César fait l'apprentissage du deuil et de la haine, se rend compte que la violence n'est pas qu'humaine, elle peut aussi être simienne. Il se compare à Koba, se déteste de ce qu'il devient, mais ne peut se résoudre à laisser la haine derrière lui. C'est une approche sympa, César n'est pas tout bon, moins manichéen. Chacun a ses failles et ses cicatrices, même le colonel. Seule peut-être la petite Nova paraît pure. Cela-dit, le bon rôle reste du côté des singes, et le mauvais du côté des hommes. Les singes sont toujours bluffant de réalisme, les psychologies plutôt poussées, les effets spéciaux font le boulot sans tomber dans l'esbrouffe. Bref, une jolie conclusion de cette trilogie.

Human centipède

Sur un parking, un homme armé d'un fusil suit un routier parti se soulager. Un peu plus tard, Lindsay et Jenny, deux américaines en vacances en Allemagne se retrouvent bloquées dans un coin perdu de forêt après une crevaison. Après s'être égarées, elles découvrent une maison isolée et y demandent de l'aide au docteur Heiter, un éminent chirurgien. Mais après les avoir droguées, celui-ci les enferme dans son sous-sol aménagé en laboratoire. L'ancien toubib a une obsession : créer un mille-pattes humain. Pour ce faire, il va relier les deux jeunes filles et Katsuro, un touriste japonais par les bouches et les anus. L'opération réussie, il va entreprendre de dresser sa création.

Le pitch m'a bien plu, car original. Assez dégueulasse dans son concept, j'ai donc apprécié. Par contre, le propos du film est un peu vain. Il n'y a pas grand chose pour m'accrocher véritablement et l'impression que le scénario ne va pas au bout de son audace. Au final, le film reste assez soft et manque pour moi d'épices vraiment dérangeantes et/ou gore.

L'effet papillon

Evan a sept lorsqu'il commence à souffrir de troubles de la mémoire. Sa première amnésie porte sur un dessin horrible fait en classe dont il ne se rappelle pas. Ensuite, sa mère le retrouve dans la cuisine, un grand couteau à la main sans que l'enfant puisse dire pourquoi. Sur les conseils du médecin, Evan va rencontrer son père enfermé dans un hôpital psychiatrique, mais la visite se passe mal, son père tentant de le tuer, évènement qu'Evan oublie également. Tout comme il oubliera ce qui se passe dans la cave de son amie Kayley

Six ans plus tard, Evan et ses trois amis, Kayley, le frère de celle-ci Tommy, et Lenny, s'ennuient. Pour passer le temps, Tommy leur propose de faire exploser la boîte aux lettres d'une voisine, mais ce qui devait être une farce vire au drame. Drame qu'Evan oubliera comme à son habitude. Tommy, de plus en plus incontrôlable et psychotique, tue le chien d'Evan, par jalousie, tout en provoquant l'internement de Lenny traumatisé. La mère d'Evan décide de déménager.

Sept ans plus tard, Evan est à la fac. Il étudie la psychologie et axe ses travaux sur la mémoire. Il partage sa chambre avec Thumper, un obèse gothique. Par hasard, Evan retombe sur ses journaux intimes. En lisant un passage, il se retrouve projeté au moment de l'incident de la boîte aux lettres, puis se réveille dans sa chambre. N'était-ce qu'un souvenir ou a-t-il vécu de nouveau cet événement ? Petit à petit, le jeune homme va prendre la mesure de son pouvoir. Pouvoir qu'il va tenter d'utiliser pour changer des choses de sa vie. Mais on ne joue pas impunément avec les destins. Evan arrivera-t-il à se tirer du pétrin où il se fourre à chaque essai ?

Un film vraiment sympa, où il faut bien suivre la trame pour ne pas perdre le fil. Ces allers-retours dans le passé et leur impact à chaque fois sur le présent sont bien maîtrisés. Je l'avais vu il y a déjà longtemps et je l'ai revu avec tout autant de plaisir, si pas plus.

Pulse 2

Pulse 2 reprend plus ou moins là où s'était arrêté le un. On change les personnages et on fait connaissance avec une famille éclatée dont la mère semble, à première vue, pas toute juste dans son crâne. Le père, lui, est inquiet pour sa fille restée pour quelques jours avec son ex. Retrouvailles entre le père et l'enfant, et on comprend que la mère n'est plus qu'un fantôme obsédé par le souvenir de sa fille qu'elle poursuivra grâce à la couverture internet.

Le premier opus, sans être inoubliable, restait plaisant à regarder, pour cette suite, on peut être déçu. Des incohérences d'abord (tout le monde sait que les survivants doivent se réfugier dans des zones hors couverture du réseau, bin non, ils vont là où il y en a, les "fantômes" sont censés vouloir la vie de n'importe qui, mais non la vieille tante, elle cherche même pas à se choper la gamine, juste deux exemples). Ensuite, du concept un peu original du premier, on est parvenu à nous pondre une banale histoire de hantise, avec revenants obsédés par leurs souvenirs, du coup, une impression de déjà-vu cent fois. Le gars en rouge qu'on voit au début, puis dans une autre scène où il fait voler un processeur pour d'après lui, sauver le monde ou l'achever, on l'oublie, on ne sait pas ce qu'il devient, ni lui, ni sa solution. Probablement pour préparer un épisode trois, mais bof quoi, le film s'en passerait bien. Même la fin n'a pas réussi à me surprendre. Bref, peu d'intérêt.

Pulse

Film américain sorti en 2006, Pulse raconte l'histoire de Mattie qui vient de perdre son petit ami suicidé quasiment sous ses yeux. Mais celui-ci ne s'est pas donné la mort sans raison. Il traficotait sur le net entre virus et programmes novateurs jusqu'à ce qu'il ouvre, sans le faire exprès, un accès à des choses d'un autre monde, des choses qui ne désirent rien d'autre que la vie des humains. Petit à petit, la menace s'amplifie, les suicides augmentent. Tout a l'air d'avoir un lien étroit avec nos communications modernes : ordinateur, net, et téléphone mobile. Mattie cherche à comprendre ce qui est arrivé à Josh, sans se laisser piéger par les sortes de fantômes qui errent maintenant dans notre monde. Tandis qu'autour d'elle, dans la ville, les créatures prennent une place de plus en plus grande, au détriment des êtres humains.

Film sympa, remake d'un film japonais que je n'ai pas vu, je ne peux donc comparer. L'histoire ne fait pas peur, même pas sursauter, il m'en faut beaucoup plus, mais l'ensemble se tient, malgré quelques clichés purement américains qu'on éviterait bien. L'idée est originale, un mix entre de l'apo zombique, le film de fantômes, et les technologies comme vecteur de mort.

Cell

Clayton est à l'aéroport, son portable est déchargé, il n'a plus de monnaie pour le téléphone public alors qu'il veut rappeler son fils Johnny qu'il n'a plus vu depuis un an. Autour de lui, une foule de gens, beaucoup le téléphone à l'oreille. Soudain, le chaos : les personnes alentours, sans prévenir, se transforment en monstres sanguinaires et se jettent sur leurs voisins. La folie semble avoir saisi l'endroit et être reliée aux téléphones. Dans le ciel, un avion explose et tombe sur l'aéroport. Clayton n'a que le temps de descendre dans les sous-sols du métro où il rejoint un groupe de survivants réfugiés dans une rame. Mais sans électricité, pas question de s'en servir. Avec le conducteur, Tom, et un jeune, ils décident de suivre les tunnels pour sortir. Après avoir perdu leur compagnon tué par un fou furieux, Clayton parvient chez lui avec Tom, et ils sont rejoint par Alice, une voisine qui vient de tuer sa mère. Tous les trois partiront sur les routes pour tenter de rejoindre Johnny. Et tandis qu'ils progressent, les téléphoneurs, comme le petit groupe les appellent, montrent des signes de cohésion. Tout semble indiquer que le but du voyage se situe à Kashwak.

Adapté du roman Cellulaire de Stephen King, le film se regarde agréablement, les acteurs sont convaincants et les "zombies" ont un poil d'originalité. Je pense avoir plus apprécié le film que le livre qui m'avait laissé un sentiment mitigé, un bon début, une idée du tonnerre, et puis l'histoire s'enlisait avec l'impression que l'auteur ne savait plus trop quoi faire de son récit pour terminer sur une fin pas trop mal mais convenue. Dans le long métrage, on avance plus vite et on ne souffre donc pas de l'essoufflement ressenti dans l'oeuvre d'origine. Autre différence avec le livre, le contexte paraît plus proche de nous temporellement. King situait son histoire aux débuts des années 2000, avec l'émergence des téléphones portables et débutait dans la rue. Le film paraît être plutôt années 2010 et les technologies modernes y sont présentes partout. L'aéroport montre un monde hyper connecté de toutes les façons actuelles. Une bonne idée des scénaristes. Cette première partie est d'ailleurs excellente. Bref, un bon moment.

Meet the Blacks

Meet the Blacks est une parodie de films d'horreur, surtout de La purge. On y suit la famille Black qui vient de s'installer à Beverly Hills. Le père pense que là, chez les riches, ils sont à l'abri de la purge annuelle. Mais ce n'est pas aussi simple et lorsque la nuit fatidique commence, Carl va se rendre compte qu'ils ne sont pas à l'abri, loin de là. Tout le monde veut les tuer, à commencer par le petit d'Amy, la fille de la famille, mais aussi des anciennes connaissances, sans parler du voisinage qui ne veut pas d'eux. Les Black vont avoir fort à faire pour se débarasser de tous les intrus dans la maison.

Pas trop fan des films parodiques, quand je tombe sur un, en général, j'apprécie quand même le moment. Ca ne casse rien, mais ça me fait rire un peu. N'est-ce pas l'essentiel.

Freddy vs Jason

Chronologiquement, ce film prend place après le septième Freddy et le neuvième Jason. Freddy ne peut plus sévir, à Springwood, la population a compris comment l'en empêcher. Mais Freddy n'est pas rassasié, et pour pouvoir revenir, il va trouver puis manipuler Jason. Après l'avoir envoyé sur Elm street tuer la jeunesse locale pour réveiller la terreur et lui permettre de revenir lui-même, Freddy s'aperçoit qu'il ne contrôle plus Jason et va tout faire pour s'en débarasser, tandis que quelques jeunes vont eux tenter de survivre face aux deux menaces.

Le point sympa, c'est de revoir Freddy, j'avoue que j'ai un gros faible pour ce monstre de fiction, sans doute mon préféré. Le scénario n'est pas trop mal foutu, même s'il y a des facilités, des passages un peu mièvres, ou des incohérences par rapport à la saga des griffes de la nuit (probablement par rapport aux Vendredi 13 aussi, mais je connais beaucoup moins). Les acteurs sont corrects, les effets spéciaux moyens, et le rythme valable. Au bout du compte, ça se regarde.

Frankenstein's army

Russie, seconde guerre mondiale, front de l'est, soldats en mission de secours, créatures mortelles, petit-fils de Frankenstein,

Evil dead

David, Nathalie, Olivia, et Eric se sont installés dans une cabane perdue dans les bois pour aider Mia, la soeur d'Eric, à décrocher. Dans la cave, ils découvrent un manuscrit que David s'empresse d'étudier tout en prononçant les incantations qu'il renferme. Mal lui en prend, il  libère ainsi  un démon. Mia qui a du mal à gérer le manque se soustrait à la surveillance de ses amis et s'enfuit en voiture, avant d'avoir un accident après une hallucination. Agressée par quelque chose, elle est récupérée hagarde par le petit groupe. Bientôt, possédée par le démon, elle s'attaque à ses camarades qui finissent par l'enfermer dans la cave. Malgré cela, le problème persiste et petit à petit, chacun se retrouve possédé. Mais Eric ne veut pas abandonner sa soeur, même si celle-ci semble perdue.

Se regarde sans problème, mais n'a pas du tout le charme du film original. Les acteurs sont convaincants, mais il manque le petit quelque chose dans l'ambiance pour passer le film dans la catégorie supérieure, celle des films inoubliables.

The day of the dead

Sarah, militaire de la garde nationale, est en mission non loin de son village qui est mis en quarantaine. Sans savoir les raisons de cette mesure, elle en profite pour aller rendre visite à sa famille, mais découvre sa mère malade. A l'hôpital, même chose, nombre de ses concitoyens sont également atteints. Bientôt, tous se transforment en zombies affamés. Sarah, son frère, la petite amie de celui-ci et quelques autres auront fort à faire pour tenir le coup face à la menace.

Présenté comme le remake de Day of the dead, le scénario en est pourtant totalement différent. Sans grand originalité, il offre une enième version de l'invasion zombie sans parvenir à décoller, mais se regarde néanmoins sans déplaisir.

Exit humanity

En 1870, durant la guerre civile aux Etats-Unis, bientôt une autre menace que les habituels combats entre les deux camps apparaît. Les morts se relèvent et sont avides de chair humaine. Edward Young, un soldat, rentré chez lui, perd sa femme et son fils. Après les avoir retrouvés alors qu'ils sont devenus zombies, il les tue, puis se met à errer, dévasté. Jusqu'au jour où il rencontre Isaac, un rescapé, qui lui demande son aide pour sauver sa soeur prisonnière d'un groupe de militaires. Les zombies ne sont pas la seule menace, la folie des hommes est aussi dangereuse.

Film médiocre sans originalité, mais cette impression vient grandement d'un doublage très mauvais. Pas grand chose à en dire de plus.

Prométheus

Première prequelle de la quadrilogie des Alien, réalisée par Ridley Scott (à l'oeuvre sur le premier long métrage), le film raconte l'expédition d'une équipe venue à bord du Prometheus sur la planète LV-223. C'est là que se situerait, d'après Elisabeth Shaw et Charlie Holloway, l'origine de l'humanité. David, androïde surveillant le vaisseau durant le voyage, réveille les passagers à l'approche de la planète sur laquelle ils se posent bientôt. Dirigés par Elisabeth et Charlie à la recherche de traces des ingénieurs supposés créateurs de l'espèce humaine, une partie de l'équipage explore un immense dôme où ils découvrent une créature humanoïde décapitée. Une tempête les oblige à retourner au vaisseau tandis que d'un côté, Elisabeth emporte la tête de l'extra-terrestre, de l'autre, David, en cachette, une urne remplie de liquide noir, et d'un troisième deux membres de l'équipage se retrouvent piégés à l'intérieur du dôme. Tout est en place pour que tout tourne au drame.

Fan des Alien de la première époque, j'étais contente de voir un nouvel opus venir enrichir la franchise. Je n'en sors pas forcément déçue, mais pas non plus transportée. Le film est divertissant, mais ne possède pas la force d'antan. Un flm d'action avec une réflexion pseudo-métaphysique sur la création, et des acteurs pas mauvais mais pas transcendants non plus, à l'exception peut-être de celui qui a endossé le rôle de David. Bref, sympa à regarder une fois.

Alien Vs Predator : Requiem

Dans cette suite d'Alien Vs Predator, le vaisseau qui transporte le corps du predator mort dans le précédent opus livre passage par son torse éclaté à un alien. Surpris l'équipage est décimé et le vaisseau part en déroute pour s'écraser dans une forêt américaine. L'alien, mais aussi des pré-alien s'échappent dans la nature pour s'attaquer aussi vite un chasseur et son fils qu'ils contaminent. Alors que sur une autre planète, un predator se met en route pour traquer ses ennemis, tandis que dans la petite ville, l'horreur se déchaîne bientôt sur les habitants qui tentent de survivre à l'invasion.

Moins efficace que le premier dérivé des deux séries mythiques, moins original, classique film de science-fiction invasive, ce film se regarde sympathiquement, n'est pas trop mal joué, mais n'est pas inoubliable.

Cannibal holocaust

Le film commence par un reportage sur une équipe de quatre journalistes partis dans l'enfer vert amazonien à la rencontre des dernières tribus cannibales. Deux mois plus tard, le quatuor a disparu sans plus de nouvelles. Le professeur Monroe accepte de partir à leur recherche. Accompagné de deux guides et d'un otage Yacumo, il s'enfonce dans la jungle, puis assiste impuissant au viol et au meurtre d'une femme adultère par son mari qu'ils suivent pour trouver le village. Sur place, ils relâchent leur otage et finissent par amadouer la peuplade qui accepte de les conduire à la lisière du territoire des Yamamomos, tribu cannibale encore plus féroce qu'ils ne le sont eux-mêmes. Après avoir une nouvelle fois amadouer les nouveaux indigènes, ils finissent par récupérer les bobines des reporters décédés.

Rentré au pays, Monroe visionne les pellicules afin de s'en faire un avis avant de donner son aval sur leur diffusion. Les films l'un après l'autre retrace scène atroce après scène atroce : mort d'une tortue dépecée puis mangée, viol d'une yamamomo, incendie du village Yacumo, fausse couche, dépeçage des reporters, viol de l'élément féminin de l'équipe, les journalistes n'ayant rien à envier aux "sauvages".

Ce film sorti en 1980, dont j'ai beaucoup entendu parler, j'ai enfin pu le voir. Et, effectivement, il fait son effet. Le parti-pris d'une structure à mi-chemin entre la fiction et le (faux) reportage accentue le malaise en apportant un réalisme rarement atteint dans les films du genre. Il s'agit donc d'un récit choquant, aussi bien dans le visuel que dans le propos, auquel on pourrait reprocher une violence purement gratuite. Mais en même temps, on y sent malgré tout un propos sous-jacent contre le journalisme de sensation aux reportages de choc pour atiser le côté voyeur et malsain du spectateur. Sachant plus ou moins dans quoi je mettais les pieds, je n'ai pas été déçue, j'en ai eu pour mon argent comme on dit. Mais ce n'est clairement pas un film à montrer à tout le monde.